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Les stations de ski de l’Ontario anticipent une saison achalandée

Un homme sur des skis

Un skieur au centre de ski Antoine Mountain de Mattawa.

Photo : Radio-Canada / Bienvenu Senga

Les stations de ski de partout en province se préparent à ouvrir leurs portes aux amateurs du sport d'hiver. Elles sont d'ailleurs déjà très sollicitées par de nombreux clients potentiels plus que jamais déterminés à profiter du plein air après deux ans de pandémie.

La saison de ski est amorcée à la station Mount Baldy de la région de Thunder Bay.

Après une semaine d’ouverture, les gens sont excités, notamment en raison du nouveau remonte-pente du centre, constate son copropriétaire Daniel Kardas, qui dit travailler presque sans relâche depuis quelques jours pour aménager et entretenir les pistes.

Les abonnements sont aussi en hausse, ce qui est un bonus. Avec la COVID, les deux dernières années ont été difficiles pour toutes les stations de ski, note-t-il.

À Mattawa, Dame Nature n’a pas encore été aussi clémente. Les travaux de préparation des pistes se poursuivent toujours à la station de ski Antoine Mountain.

Le centre espère pouvoir accueillir le public dès le 26 décembre.

Mais entre-temps, le téléphone ne dérougit pas, indique le gérant Serge Gingras.

Il y a beaucoup de gens qui nous envoient des demandes, qui nous demandent si on a commencé à faire la neige, quand on va ouvrir, beaucoup de choses, fait-il savoir.

Il croit que cet enthousiasme laisse présager une saison encore plus achalandée.

« On va voir plus de gens qui veulent passer plus de temps dehors. Ils veulent être moins pris à l’intérieur dans des bâtiments, [ils veulent] passer du bon temps dans la nature, c’est la meilleure activité. »

— Une citation de  Serge Gingras, gérant de la station de ski Antoine Mountain
Le remonte-pente du Centre de ski Adanac a Sudbury est immobile.

Le remonte-pente du Centre de ski Adanac à Sudbury.

Photo : Radio-Canada / Ezra Belotte-Cousineau

Les skieurs déterminés malgré les contrecoups financiers

La saison dernière a été une saison record pour le ski, selon le Conseil canadien du ski, pendant laquelle l’organisme a observé la croissance la plus marquée en 20 ans.

Il indique que les stations des quatre coins du pays ont collectivement enregistré 350 000 visites de plus que l’année précédente.

Un peu plus de 8 % des Canadiens fréquentent régulièrement des centres de ski, selon les données recueillies par le Conseil, qui s’attend d’ailleurs à une autre progression cette année, malgré un climat d’incertitude économique, avance le porte-parole David Fontaine.

« [Avec] le ski, ce qu’on voit, c’est que les gens veulent absolument avoir ces activités-là. Ils sont prêts à faire des sacrifices ailleurs, peut-être acheter moins de linge, mais ils vont acheter l’équipement de ski, les billets de remontée, ils veulent s’amuser. Les gens veulent skier, ce n'est pas quelque chose qu’ils veulent rater cette saison. »

— Une citation de  David Fontaine, directeur du centre de contact du Conseil canadien du ski

Il signale que plusieurs stations offrent beaucoup de possibilités de rabais dont peuvent tirer profit les skieurs.

De jeunes enfants et leurs parents retirent leurs skis au terme d'une belle journée.

Après deux ans de restrictions en raison de la pandémie, beaucoup de gens veulent passer du temps à l'extérieur.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Le Conseil gère notamment le programme Passeport des neiges, qui permet aux élèves de la quatrième et de la cinquième année de skier à deux reprises dans n’importe quelle station participante moyennant un paiement unique de 30 $.

De bonnes affaires pour les vendeurs d’équipement

L’organisme remarque d’ailleurs une hausse significative des ventes d’équipement de ski.

À North Bay, le propriétaire du magasin Cheapskates, Barry Klus, se demande d’ailleurs s’il parviendra à renflouer son stock, au fil de la saison, dans des délais raisonnables.

Il reçoit plusieurs clients qui n’ont jamais skié et d’autres qui cherchent à s’y remettre après avoir délaissé l’activité depuis plusieurs années.

Le momentum va rester là parce que les gens ont remarqué à quel point ça faisait du bien de rester actif à l’extérieur pendant l’hiver. La pandémie a forcé les gens à le faire, observe-t-il.

Après deux années en montagnes russes pendant lesquelles les confinements ont fait chuter ses revenus, il espère finalement retrouver un peu plus de stabilité.

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