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Imprévisibilité et acharnement au centre-ville de Gatineau, selon la Chambre de commerce

Le centre-ville de Gatineau vu d'Ottawa.

La Chambre de commerce de Gatineau lance un appel au dialogue afin de résoudre les impasses en matière d’urbanisme au centre-ville. Sur la photo, une vue sur le centre-ville de Gatineau. (Archives)

Photo : Christian Patry

Radio-Canada

La Chambre de commerce de Gatineau (CCG) appelle les principaux acteurs municipaux et du milieu de la construction au dialogue afin de résoudre les impasses en matière d’urbanisme au centre-ville.

Son président, Stéphane Bisson, croit que les décisions prises dans certains projets, comme celui de la rue de Notre-Dame-de-l’Île, relèvent de l'acharnement.

Toute cette imprévisibilité-là, ça fait peur aux entrepreneurs. Surtout dans un contexte économique qui est plus particulier, explique le président de la CCG. On sort d’une pandémie et la Ville veut imposer 25 % de taxes supplémentaires pour les édifices non résidentiels. À un moment donné, je pense qu'on doit avoir de la cohérence dans notre vision.

Un homme devant un micro de Radio-Canada.

Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau

Photo : Radio-Canada / Hugo Bélanger

La CCG a d’ailleurs adopté une résolution demandant à la Ville d’accélérer le processus de mise à jour du Programme particulier d’urbanisme (PPU) afin de mieux accueillir le développement.

En vigueur jusqu’en 2025, le PPU doit faire l’objet d’un exercice de planification dès maintenant, selonle président.

On a besoin d’arrimer les acteurs au centre-ville pour que tout ça soit plus harmonieux. Actuellement, ce sont des voix discordantes qui se font entendre, ajoute M. Bisson.

« Les grands perdants dans tout ça, ce sont les citoyens et, au passage, les entrepreneurs. »

— Une citation de  Stéphane Bisson, président de la Chambre de commerce de Gatineau

Rappelons que l’Association de la construction du Québec et l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec se sont jointes à la CCG la semaine dernière pour dénoncer la décision de la Ville de rejeter la demande de démolition de la maison allumette dans le secteur de Hull.

Débats et démolitions

Par ailleurs, en fin de journée mardi, le Comité sur les demandes de démolition (CDD) de la Ville a approuvé la demande de démolition de six maisons sur l'île de Hull.

Le projet qui sous-tend ces demandes est celui de la firme Oktodev, qui vise à construire un immeuble de six à dix étages au centre-ville.

Ce bâtiment accueillerait 298 logements sur l’îlot situé entre les boulevards des Allumettières et Maisonneuve et des rues Champlain et Saint-Étienne.

Selon le CDD, le projet prévoit s'inscrire dans un programme de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) pour permettre l’inclusion de logements abordables.

Construites entre 1885 et 1943, ces maisons accueillent actuellement 12 logements et un site commercial.

Le processus de démolition pourra aller de l'avant si aucune demande d'appel n'est déposée.

L'Association des résidents de l'île de Hull s'était déjà prononcée contre le projet, mais n'a pas encore fait connaître son intention de déposer une demande d'appel de la décision.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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