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La CNESST décèle « une méthode de travail improvisée » dans un accident mortel

Martin Roy pointe une pelle mécanique sur une photo projetée dans une salle.

L’inspecteur Martin Roy montre une photographie de la scène de l’accident.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a présenté mardi les conclusions de son enquête sur l’accident du 9 mai à Rouyn-Noranda ayant causé la mort d’un travailleur de l’entreprise Rouyn Asphalte.

Un homme de 57 ans avait alors perdu la vie, écrasé entre la plateforme de l’opérateur et le bloc-moteur d’un rouleau compacteur.

Selon le rapport, le travailleur souhaitait atteindre le moteur afin d’y effectuer des travaux d’entretien. Le travailleur a procédé au levage de la plateforme de l’opérateur située au-dessus du moteur en la soulevant à l’aide d’une chaîne attachée au godet d’une pelle mécanique.

C’est ensuite qu’il s’est dirigé dans la zone d’abaissement de la plateforme et que le crochet s’est libéré. Il avait le haut du corps à l’endroit où la plateforme est retombée. La plateforme, en retombant, l’a écrasé, ce qui lui a infligé des blessures mortelles, explique l’inspecteur chargé de l’enquête, Martin Roy.

Deux causes reconnues

Les inspecteurs Ghislain Vallée et Martin Roy présentent un rapport d'enquête.

La CNESST a présenté les conclusions de son rapport d’enquête sur l’accident ayant causé la mort d’un travailleur en mai dernier.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

La première cause de l’accident reconnue par l’enquête est la présence du travailleur sous la plateforme au moment où celle-ci est tombée après s’être décrochée.

« La deuxième cause qui est identifiée, c’est une méthode de travail qui est improvisée et qui a fait que le travailleur a été sous cette plateforme qui était maintenue sans avoir pour autant de contrôle des énergies. »

— Une citation de  Martin Roy

Le directeur des services de santé et de sécurité pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec, Ghislain Vallée, assure que les conclusions de l'enquête seront partagées partout au Québec, afin d'éviter que de tels accidents ne se reproduisent.

Ghislain Vallée regarde la caméra. Il porte une épinglette de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail.

Ghislain Vallée, directeur des services de santé et de sécurité pour l’Abitibi-Témiscamingue et le Nord-du-Québec à la CNESST.

Photo : Radio-Canada / Jean-Michel Cotnoir

Le rapport va être diffusé à différentes associations d’employeurs ou d’entrepreneurs qui utilisent ce type d’équipements là. On envoie aussi l’information dans les centres de formation professionnelle. Je pense que c’est très important de former les futurs travailleurs sur les mesures de santé et de sécurité afin qu’ils identifient les mesures à prendre dans les milieux de travail, fait valoir M. Vallée.

La CNESST étudie présentement la possibilité de donner un constat d'infraction à l’entreprise Rouyn Asphalte. Elle a jusqu’à un an après l’accident afin de prendre une décision à cet égard.

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