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Au moins 5 baleines à bosse sont mortes récemment sur les côtes britanno-colombiennes

Le corps du rorqual à bosse flottant à l'envers sur un plan d'eau bordé par des montagnes.

Ce rorqual à bosse mort est le premier de la série. Il a été trouvé flottant au large de l'île Wales, au nord de Prince Rupert, à la mi-octobre.

Photo : Leanne Alexcee

Radio-Canada

Cinq rorquals à bosse ont été trouvés morts en Colombie-Britannique en six semaines et il se pourrait que l'activité humaine soit en cause dans au moins trois de ces cas. Pêches et Océans Canada a confirmé la mort d'au moins cinq rorquals à bosse et pense qu'il y en a peut-être un sixième qui a subi le même sort.

Les carcasses ont été trouvées dans les zones côtières de la province entre le 12 octobre et le 21 novembre.

Paul Cottrell, le coordonnateur des mammifères marins de Pêches et Océans Canada, dit qu'au moins deux des animaux morts portaient des traces de traumatisme contondant , ce qui indique qu'ils pourraient avoir été heurtés par un objet de taille importante, comme un bateau. Une troisième carcasse était emmêlée dans des équipements de pêche au crabe ou aux crevettes.

Des recherches plus poussées sont nécessaires pour confirmer ces informations et pour tenter de déterminer si les rorquals à bosse ont été heurtés avant ou après leur mort, explique Paul Cottrell. Tout indique qu'il y a eu un impact important.

Il ajoute qu'il faudra au moins plusieurs semaines pour que les résultats finaux des nécropsies soient publiés.

Découvertes inhabituelles

Il est rare pour les chercheurs d'avoir accès à des carcasses de rorquals à bosse, affirme la directrice de l'enseignement du groupe de conservation Marine Education and Research Society, Jackie Hildering, car celles-ci aboutissent normalement au fond de l'océan.

Elle ajoute que, si on comprend la cause de la mort de ces rorquals à bosse, cela pourrait apporter des informations importantes pour mieux protéger ces animaux.

Les rorquals à bosse étaient une espèce menacée en Colombie-Britannique jusqu'en 2014. Ils ont perdu ce statut quand les efforts pour rebâtir leur population ont porté fruit. La population du nord de l'océan Pacifique est toujours considérée comme préoccupante, selon la Loi sur les espèces en péril du Canada.

La première carcasse de rorqual a été vue le 12 et le 15 octobre, flottant au large de Prince Rupert, sur la côte nord de la Colombie-Britannique. Les chercheurs n'ont toutefois pas été en mesure de la repêcher pour effectuer une nécropsie. Ils croient toutefois avoir trouvé la même carcasse en décomposition sur une plage de l'archipel Haida Gwaii le 21 novembre.

Le corps d'un rorqual à bosse est échoué à l'envers sur une plage de cailloux bordée par une forêt.

Un jeune rorqual à bosse femelle, nommé Spike, a été trouvé sur la rive nord de l'île Malcolm en octobre.

Photo : Jarec Towers/Marine Education Research Society

La seconde carcasse a été trouvée le 23 octobre sur une plage au nord de l'île Malcolm près de Port McNeil, dans le sud-ouest de la province. La jeune femelle, que les chercheurs avaient nommée Spike, montrait des marques de traumatisme contondant.

S'en est suivi, le 5 novembre, la découverte d'un jeune mâle mort près de la communauté de Massett, dans l'archipel Haida Gwaii, et d'un autre mâle mort dans le parc provincial Naikoon, toujours dans l'archipel.

Jackie Hildering explique que les chercheurs ont pu comparer les marques identifiantes de la troisième et de la quatrième baleine avec des photographies de la première, ce qui leur a permis de confirmer qu'il ne s'agissait pas du même animal.

À la même époque, un autre rorqual à bosse est mort dans le détroit de Quatsino, près de Vancouver, après avoir été enchevêtré dans du matériel de pêche.

La menace humaine

Jackie Hildering souligne que la circulation maritime est une menace pour les rorquals à bosse qui ont l'habitude de dormir ou de nourrir leurs petits juste sous la surface de l'eau.

Comme la plupart des baleines coulent une fois mortes, ajoute-t-elle, il est difficile de savoir quand elles sont victimes d'une collision en mer.

« Combien de baleines se retrouvent au fond de l'océan? Nous ne le savons pas. »

— Une citation de  Jackie Hildering, directrice de l'enseignement, Marine Education and Research Society

Jackie Hildering explique qu'une partie de la mission de sa société est d'informer les navigateurs, afin qu'ils puissent éviter les collisions avec les mammifères marins et qu'ils sachent quoi faire quand cela arrive.

Elle souligne que, en Colombie-Britannique, on est légalement tenu de signaler les collisions avec les baleines et en cas d'enchevêtrement d'une d'entre elles dans de l'équipement de pêche.

Jackie Hildering espère que, en entendant parler des morts récentes des rorquals à bosse et en voyant leurs carcasses, le public sera sensibilisé au fait qu'il faut mieux protéger cette espèce alors qu'elles sont de plus en plus menacées par la circulation maritime et les changements climatiques.

Avec des informations de Daybreak North et de CHEK News

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