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Taxe carbone : Ottawa va imposer son modèle à trois provinces de l’Atlantique

Des chèques seront envoyés aux résidents touchés dès le mois de juillet, lorsque la taxe entrera en vigueur.

Une personne à une station-service.

Les consommateurs en Atlantique, sauf ceux au Nouveau-Brunswick, vont commencer à payer la taxe carbone selon le modèle du gouvernement fédéral en juillet 2023.

Photo : La Presse canadienne / Christopher Katsarov

Radio-Canada

Le gouvernement du Canada va imposer sa taxe carbone aux consommateurs de la Nouvelle-Écosse, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador à compter de juillet prochain.

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Steven Guilbeault, en a fait l'annonce mardi.

Ces trois provinces vont ainsi rejoindre l’Alberta, la Saskatchewan, le Manitoba et l’Ontario, où le modèle du fédéral est en vigueur à l’heure actuelle. Le Nouveau-Brunswick, le Québec, les Territoires du Nord-Ouest et la Colombie-Britannique continuent de gérer leur propre tarification du carbone.

La tarification du fédéral entrera en vigueur dans les trois provinces le 1er juillet. Le gouvernement compte commencer dans les semaines suivantes à effectuer ses paiements de l’incitatif à agir pour le climat (PIAC). Ces versements destinés aux consommateurs sont non imposables.

Les PIAC font partie du plan du gouvernement fédéral pour rendre aux consommateurs 90 % de l’argent perçu par la taxe carbone.

Ottawa a annoncé lundi une subvention maximale de 5000 $ pour aider les ménages canadiens à faible et moyen revenu à passer d'un système de chauffage au mazout à une thermopompe.

La taxe carbone s’élève actuellement à 50 $ par tonne d'équivalent en dioxyde de carbone. Il est prévu qu’elle augmentera à 65 $ la tonne en 2023 et jusqu’à 170 $ la tonne d’ici 2030.

En principe, la taxe carbone tient compte du coût total croissant des émissions de gaz à effet de serre (feux de forêt, vagues de chaleur, sécheresses, inondations). En liant ces coûts à la consommation de combustibles fossiles, le gouvernement espère convaincre les consommateurs et les entreprises de choisir des options moins polluantes.

Le gouvernement libéral estime que la tarification du carbone est le meilleur moyen de donner un prix à la pollution et de stimuler l’innovation.

Une taxe qui passe mal

L’annonce de l’entrée en vigueur de la taxe carbone dès juillet est très mal accueillie en Nouvelle-Écosse et à l’Île-du-Prince-Édouard.

On a le même objectif, on veut lutter contre les changements climatiques. Mais on ne pense pas que la taxe carbone est le bon outil à utiliser alors qu’on traverse une période d’inflation record , affirme le ministre de l’Environnement en Nouvelle-Écosse, Tim Halman.

Jusqu’à lundi, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a d’ailleurs tenté de faire changer d’avis le gouvernement fédéral.

Cette tentative a échoué et fait réagir les partis d’opposition de la province, qui reprochent à Tim Houston de ne pas avoir négocié suffisamment avec Ottawa.

À l’Île-du-Prince-Édouard, l’opposition libérale reproche la même chose au gouvernement progressiste-conservateur.

Ce n’est pas un très bon jour pour les personnes qui vivent à l’Île-du-Prince-Édouard , déclare le député libéral de Charlottetown-West Royalty, Gordon McNeilly.

Ces deux provinces de l’Atlantique auraient préféré un plan sur mesure, comme c’est le cas au Nouveau-Brunswick et au Québec.

Avec des informations d'Héloïse Rodriguez de Radio-Canada et de David Thurton de CBC

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