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Un projet pilote cherche à mieux dépister le cancer du poumon en Alberta

Image d'un examen de tomodensitométrie.

Des images obtenues à partir d'un examen de tomodensitométrie (archives).

Photo : iStock

Services de Santé Alberta (AHS) a lancé un projet pilote pour mieux dépister le cancer des poumons dans lequel un examen par tomodensitométrie à faible dose est proposé pendant deux ans à 3000 personnes en Alberta présentant un risque élevé de ce type de cancer.

Les participants de cet examen d'imagerie doivent avoir entre 50 et 74 ans et fumer ou avoir cessé de fumer après au moins 15 ans de consommation.

Il est offert aux clients de trois cliniques du Réseau de santé primaire de l’Alberta qui se trouvent près du centre-ville à Edmonton, à Grande Prairie et dans le sud de Calgary.

Dans un communiqué, AHS dit avoir choisi ces trois emplacements en raison des taux élevés de tabagisme pour ce projet pilote lancé au mois de septembre.

Le médecin responsable du programme, Alain Tremblay, espère qu’après cette période de bons résultats et assez d'information auront été recueillis pour convaincre AHS et le ministère de la Santé d’étendre le programme à l’échelle provinciale.

« Au cours de la dernière décennie, de nombreuses études ont été effectuées qui suggèrent que le dépistage du cancer du poumon peut sauver des vies. »

— Une citation de  Alain Tremblay, médecin responsable du projet pilote

La question n’est pas de savoir si [le dépistage] fonctionne. Plusieurs études montrent que c’est le cas. C'est un test pour savoir comment le faire et comment le mettre en œuvre en Alberta, ajoute-t-il.

Le Dr Tremblay précise que, pour le test, les participants doivent se coucher sur la table d'imagerie médicale pour obtenir des images des poumons : Cela ne prend que 30 secondes.

Selon le Dr Tremblay, sans dépistage, comme c’est le cas à l'heure actuelle, les trois quarts des personnes chez qui un cancer du poumon est détecté se trouvent déjà à un stade avancé de la maladie. Cependant, dans le cadre du programme de dépistage, c'est tout le contraire, puisque les trois quarts des patients ont une maladie guérissable.

On renverse complètement les choses avec le dépistage, explique-t-il.

Le Dr Tremblay dit que le projet pilote vise à tester plusieurs éléments tels que la façon de transférer l’information aux médecins pour qu’ils soient à jour, par exemple, par la voie de formations continues.

Un médecin examine une patiente avec un stéthoscophe.

Le Dr Alain Tremblay espère que le projet pilote sera étendu à l’ensemble de la province s’il connaît du succès (archives).

Photo : Université de Calgary

Il sert également à évaluer le matériel pédagogique pour les participants ou encore à déterminer la meilleure façon de leur annoncer les résultats du dépistage, ajoute-t-il.

L’Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique ont également des projets pilotes similaires en place.

Un projet pilote formidable

Diane Colton sait à quel point un dépistage précoce peut sauver la vie. Elle avait reçu un diagnostic de cancer des poumons en 2011 par accident.

J’ai reçu le diagnostic d'un cancer de stade 1, mais j’avais des symptômes de stade 4. En général, on n’a pas de symptômes avant le stade 4, dit-elle.

Diane Colton a ensuite été opérée pour retirer la tumeur. En 2012, elle a subi une biopsie des ganglions lymphatiques. Sept ans plus tard, le cancer s’était propagé jusqu’au cerveau, où une tumeur cérébrale s’était formée.

« Si on ne m’avait pas donné un diagnostic de cancer de manière précoce, je ne serais pas ici. »

— Une citation de  Diane Colton

Selon elle, le projet pilote de Services de Santé Alberta est donc une initiative formidable.

Il s’agit de sauver des vies, dit-elle. De gagner la bataille.

Elle estime que ces programmes permettent de procurer l’espoir d’un meilleur avenir sur le dépistage des cancers.

Avec les informations de Dave Gilson

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