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Cercle de feu : des Premières Nations s’inquiètent de l’intérêt d’investisseurs étrangers

Le Cercle de feu est situé à environ 540 km au nord de Thunder Bay et à environ 240 km à l'ouest de la baie James.

Le Cercle de feu est situé à environ 540 km au nord de Thunder Bay.

Photo : Noront Resources

Radio-Canada

Le conseil des chefs des Premières Nations de Matawa, dont plusieurs membres habitent sur le territoire du gisement minier du Cercle de feu, a réitéré sa volonté de conserver un droit de regard sur l'exploitation des ressources de cette région, surtout en raison de l’intérêt de l’industrie de la défense américaine pour les minéraux critiques qui s'y trouvent.

Dans un communiqué de presse, le conseil a indiqué soutenir les chefs autochtones de l’Ontario qui souhaitent affirmer leur souveraineté, leurs droits, leur juridiction dans la région du Cercle de feu.

Ce communiqué a été publié alors que l'armée américaine a discrètement lancé des appels d'offres pour des projets miniers canadiens qui sont à la recherche de financement public américain, dans le cadre d'une importante initiative en matière de sécurité nationale.

Les politiques et règlements qui changent la chaîne d’approvisionnement pour inclure les minéraux critiques ont un impact direct sur le développement du Nord et de la région des [Premières Nations Matawa] en raison de la quantité de ressources sur le territoire, peut-on lire dans le communiqué.

Selon le chef de la Première Nation de Marten Falls, Bruce Achneepineskum, le potentiel de développement de la région du Cercle de feu va faire avancer la souveraineté de notre Première Nation sur notre territoire traditionnel.

Le chef Bruce Achneepineskum de la Première Nation de Marten Falls en Ontario.

Le chef Bruce Achneepineskum de la Première Nation de Marten Falls en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Jody Porter CBC

L’ordre du jour doit être mené par les Premières Nations et non par les gouvernements, l’industrie ou les intérêts environnementaux. Nous devons nous assurer que l’impact multigénérationnel soit maximisé pour améliorer la vie des Premières Nations, ajoute-t-il.

Le chef Wayne Moonias, de la Première Nation de Neskantaga, affirme qu'il est impératif que la voix de nos aînés, hommes et femmes, et de notre jeunesse soit entendue et que les protocoles de notre communauté soient entendus.

Les Premières Nations attendent que le gouvernement du Canada et celui de l’Ontario montrent un niveau de respect approprié et qu’un dialogue de gouvernement à gouvernement soit établi, ajoute-t-il.

Sol Mamakwa, député provincial de la circonscription de Kiiwetinoong.

Sol Mamakwa, député provincial de la circonscription de Kiiwetinoong.

Photo : CBC/Logan Turner

Le député provincial de Kiiwetinoong, Sol Mamakwa, rappelle quant à lui que le gouvernement n’a aucunement le droit de demander le développement de nos territoires de traités sans avoir un plan d’amélioration des infrastructures de base comme l’eau.

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