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Les pétrolières investissent moins qu’avant dans l’économie albertaine

L'industrie pétrolière n'a pas vraiment investi dans l'exploitation et l'exploration de l'or noir depuis la pandémie.

En 2020, l’Alberta a produit 3,79 millions de barils par jour.

Photo : afp via getty images / APU GOMES

Radio-Canada

Les entreprises pétrolières et gazières réinvestissent moins dans l’économie albertaine par rapport au dernier boom pétrolier, alors qu'elles génèrent d’importants profits, selon l'institut ARC Energy Research.

La directrice générale de l’organisme, Jackie Forrest, affirme que, à l'heure actuelle, seul un tiers des flux de trésorerie sont réinjectés dans leurs exploitations pétrolières et gazières, alors qu’auparavant c’était la quasi-totalité.

Le niveau des investissements en capital est relativement faible. Nous nous attendons à un investissement d’environ 42 milliards de dollars cette année, dit-elle en rappelant que l'industrie avait tendance à investir 60 à 70 milliards de dollars par an.

Pourtant, ARC Energy Research prédit que l’industrie de l’énergie fossile va générer 250 milliards de dollars de revenus cette année, soit presque deux fois plus que la moyenne des 10 dernières années.

Des dettes à rembourser

D'après Charles St-Arnaud, économiste principal à l'établissement financier Alberta Central, les pétrolières et gazières ont changé la façon dont elles dépensent leurs revenus.

D’abord, certains revenus sont utilisés pour payer les dettes accumulées lorsque les prix du pétrole ont plongé durant la pandémie.

Ensuite, les actionnaires perçoivent presque 10 % des revenus et ils sont composés aux trois quarts d'étrangers, ce qui veut dire que les profits quittent l’Alberta et le Canada. De plus, les 25 % des revenus restants sont dispersés dans le pays et ne restent pas tous dans la province.

Des projections sur la demande de pétrole indiquent aussi que cette demande devrait atteindre son pic dans moins de huit ans, avant de baisser graduellement. D’après Charles St-Arnaud, ces projections influent sur les décisions financières de l’industrie pétrolière.

Si on est un producteur, on n’est plus dans une situation où on veut augmenter la production chaque fois que les profits et les revenus augmentent, explique l’économiste.

À partir de 2030, dit-il, l’industrie pétrolière occupera une part plus petite dans l’économie albertaine.

Avec des informations de Joel Dryden

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