•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vivre dans une résidence pour aînés à 20 ans

Deux étudiantes et deux femmes âgées sont assises ensemble à une table.

La résidence pour personnes âgées Les Jardins Saint-Sacrement de Québec loge deux étudiantes depuis le mois de septembre. Ce projet de cohabitation entre jeunes et aînés est une façon de répondre à la pénurie de logements et de main-d'œuvre et d'offrir un milieu de vie de qualité aux résidents.

Photo : Radio-Canada / Magalie Masson

Jeanne et Alicia ont 20 et 21 ans. Elles étudient à l'Université Laval et, en échange d'une dizaine d'heures de bénévolat par semaine, elles sont logées et nourries dans une résidence privée pour aînés (RPA) de Québec.

Les deux étudiantes résident aux Jardins Saint-Sacrement, à Québec, depuis septembre dans le cadre d'un projet de cohabitation intergénérationnelle. Elles aiment bien l'expérience.

Une jeune femme rit, en tricotant, avec une femme âgée.

Ce projet est le seul en son genre à Québec.

Photo : Radio-Canada / Magalie Masson

D'habiter, de discuter avec les gens d'enjeux de nos vies ou de leur vie, ça permet de mélanger nos conceptions du monde, donc c'est très enrichissant, explique Jeanne Huard, étudiante en sciences politiques à l'Université Laval.

On crée des activités ou des médiums pour encourager cette socialisation-là. On va souper avec les résidents, on organise des activités ponctuelles, résume Alicia Verrelli, étudiante en géographie à l'Université Laval.

Pour le comité organisateur de ce projet, cet arrangement s'attaque à trois problèmes : l'isolement chez les aînés, la pénurie de logements et le manque de main-d'oeuvre.

Une jeune femme parle avec un homme âgé.

Cette cohabitation semble plaire aux étudiantes et aux résidents de la RPA.

Photo : Radio-Canada / Magalie Masson

Je pense que ça amène un vent de fraîcheur, ça change les conversations, s'enthousiasme Francine Audet, résidente des Jardins Saint-Sacrement.

Ça nous fait changer les idées, et c'est ça qu'on a besoin. Parce que les personnes âgées sont trop portées à rester chez eux. Et avec ça, ça les fait sortir, ajoute la résidente Blanche Lavoie.

Pas une solution

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés estime que ce type de projet n'est pas une solution unique aux problèmes des RPA, mais doit plutôt faire partie d'une stratégie globale.

Toutefois, transposer ce projet ailleurs pourrait être difficile. Les coûts requis sont importants, et plusieurs RPA ne pourraient tout simplement pas se le permettre.

On est allés chercher des subventions au Secrétariat à la jeunesse. On a eu 100 000 $ pour 2 ans, explique Hélène Gauthier, bénévole et membre du comité organisateur du projet.

La Caisse [Desjardins] du plateau Montcalm nous a donné 15 000 $ aussi. Sans ces subventions-là, puisqu'on est un organisme à but non lucratif, ça n'aurait probablement pas été possible, ajoute-t-elle.

Néanmoins, les responsables disent avoir été approchés par plusieurs propriétaires de RPA désireux d'emboîter le pas.

Avec les informations de Magalie Masson

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !