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Le CCNB et l’Université de Moncton en mode de séduction en Tunisie

Les dirigeants du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et de l’Université de Moncton étaient au Sommet de la Francophonie, en fin de semaine.

Photo d'une quinzaine de personnes rassemblées à l'extérieur, en rang, pour une photo devant l'École canadienne Galileo Galilei.

Sur cette photo publiée le 17 novembre 2022 par l'Ambassade du Canada en Tunisie, des participants au Sommet de la Francophonie visitent l'École canadienne Galileo Galilei, à Ezzahra en Tunisie. On aperçoit notamment le ministre néo-brunswickois responsable de la Francophonie, Glen Savoie; le recteur de l'Université de Moncton, Denis Prud'homme; et le président de la Société nationale de l'Acadie, Martin Théberge.

Photo : Ambassade du Canada en Tunisie

Radio-Canada

Les dirigeants du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick et de l’Université de Moncton ont dressé un bilan positif, dimanche, de l’intérêt que leurs programmes d’études ont suscité au Sommet de la Francophonie, qui vient de se conclure sur l’île de Djerba, en Tunisie.

Le Nouveau-Brunswick a un statut de gouvernement participant à cet événement organisé par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dont 88 États et gouvernements sont membres. La Société nationale de l'Acadie (SNA) était aussi sur place.

Le kiosque du Nouveau-Brunswick était très achalandé. On avait une excellente présentation en réalité virtuelle qui a attiré beaucoup d'attention, mentionne Pierre Zundel, le président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB), dans une entrevue par vidéoconférence, dimanche.

« On a eu une très belle occasion de faire du recrutement d’étudiants internationaux. »

— Une citation de  Pierre Zundel, pdg du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick

Au Village de la Francophonie établi dans le grand parc Explore, réputé pour ses crocodiles, sur l'île de Djerba, le kiosque du Nouveau-Brunswick a accueilli plus de 10 000 étudiants, a dit M. Zundel.

Pierre Zundel est recteur par intérim.

Pierre Zundel, président-directeur général du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (archives).

Photo : Radio-Canada / Caroline Bourdua

Le sommet est une occasion pour le collège de renouer avec ses partenaires actuels, qui sont des collèges techniques à travers la Francophonie, de renforcer les liens existants et de développer de nouvelles idées.

Des solutions à la pénurie de main-d’oeuvre en santé

Dans le contexte de pénurie de main-d’oeuvre dans les hôpitaux et établissements de soins du Nouveau-Brunswick, le dirigeant du CCNB voit plus loin. Il sera à Tunis, la capitale de la Tunisie, lundi.

L'intention, c'est de rencontrer des gens du secteur de la formation en santé, dans l'objet, éventuellement, de voir s'il y a des partenariats possibles pour augmenter le débit de diplômés dans le secteur de la santé, pour rencontrer les besoins de la province, dit Pierre Zundel.

Il mentionne que plusieurs modèles sont possibles. Dans certains, la formation des étudiants étrangers se fait en totalité ou en partie au Canada. Il y en a d'autres où la formation se ferait avec nos curriculums dans les pays africains.

Peu avant son départ de Tunisie, dimanche, le recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme, mentionnait que l’institution qu’il dirige avait signé une entente avec l’Université européenne de Tunis.

C'est une entente qui permettra la mobilité de nos étudiants, de part et d'autre, dans les programmes d'administration, de gestion, de communication et d'information. Et ça va également nous permettre de faire du recrutement dans le cadre de nos programmes de 2e cycle, de maîtrise, éventuellement, a-t-il expliqué.

J'ai pu constater que le génie mécanique et électrique est très populaire en Tunisie. Il y aurait probablement des possibilités pour ces étudiants de venir poursuivre leurs études dans des programmes de baccalauréat à l'Université de Moncton, observe de plus le recteur.

Portrait du Dr Denis Prud'homme.

Denis Prud'homme, recteur de l'Université de Moncton (archives).

Photo : Radio-Canada / Liam St-George Avison

M. Prud’homme sera au Maroc mardi et mercredi. Il visitera trois des universités du pays — dont l’Université Mohammed V et l’Université Mohammed VI Polytechnique — dans l’espoir de réaliser des partenariats pour la recherche et espérons-le, par rapport au recrutement d'étudiants de niveau supérieur, mentionne-t-il.

Des obstacles pour des étudiants étrangers

Au Sommet de la Francophonie, des Canadiens se sont fait reprocher par des délégués africains la complexité du système de visas et de permis d’études et de travail au Canada.

Le recteur de l’Université de Moncton, Denis Prud’homme, est au courant de certaines difficultés, en particulier du faible taux d'approbation des étudiants africains qui font une demande.

Il dit avoir assisté à une rencontre à Ottawa, récemment, ou la nouvelle directrice d’Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada a fait un bon diagnostic quant aux éléments qui doivent changer, selon lui. Ils ont reconnu un phénomène de racisme. Également, qu'elle mettait en place des stratégies pour pallier ces défis.

On peut s'attendre dans la prochaine année de voir des améliorations, avance-t-il, et un taux plus élevé d'approbation, particulièrement des permis pour nos étudiants africains.

L'enseigne devant le bâtiment.

Le Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) à Campbellton.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

On travaille également avec nos députés, des fois directement avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada, à Ottawa [...] dans l'espoir de rendre le processus plus efficace, et d'augmenter le pourcentage de visas octroyés, mentionne de son côté Pierre Zundel, du CCNB.

Le recteur de l'Université de Moncton ainsi que le pdg du CCNB disent avoir quand même constaté une hausse des inscriptions en 2022. Cette année, en dépit des problèmes, on a vu une augmentation de presque 50 % de nos inscriptions d'étudiants internationaux, déclare M. Zundel. On a des étudiants qui ne sont pas venus en septembre à cause des délais de l'immigration, mais qu'on va voir arriver en janvier, ajoute M. Prud’homme.

Glen Savoie debout à un lutrin devant un drapeau de la Tunisie, dans une école.
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Sur cette photo publiée le 17 novembre, le ministre Glen Savoie visite l'École canadienne Galileo Galilei, à Ezzahra en Tunisie.

Photo : Ambassade du Canada en Tunisie

Les ministres du Nouveau-Brunswick qui ont fait le voyage en Tunisie pour le Sommet de la Francophonie ont rappelé que les questions de visas et de permis d’études constituent une compétence fédérale.

Nous sommes conscients de ça, dit Glen Savoie, ministre responsable de la Francophonie. C'est un dossier fédéral, mais on a écouté les commentaires des gens. Pour nous autres au Nouveau-Brunswick, c'est important d'attirer des immigrants qui peuvent venir chez nous sans problèmes.

On essaie d'attirer les étudiants au Nouveau-Brunswick, mais il y a quand même des barrières, a reconnu Daniel Allain, le ministre des Gouvernements locaux. Il affirme que le gouvernement provincial est à l’écoute des établissements d’éducation qui sont confrontés à ces problèmes, et affirme que la province travaille avec le gouvernement fédéral pour alléger les barrières.

Le 18e Sommet de la Francophonie s’est conclu dimanche sur l’île de Djerba, en Tunisie. C’était la première rencontre en quatre ans pour les représentants des gouvernements des nations francophones, qui se réunissent normalement aux deux ans. La France organisera le prochain sommet, celui de 2024.

D’après le reportage de Pascal Raiche-Nogue

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