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Des étudiants frustrés de devoir suivre leurs cours dans une salle de cinéma

La structure extérieure d'un Cineplex de Sydney, en Nouvelle-Écosse. Trois personnes de dos vêtues d'un manteau marchent vers l’entrée principale.

Le Cineplex de Sydney, en Nouvelle-Écosse

Photo : Emily Latimer / CBC

Radio-Canada

Des étudiants de l’Université du Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, sont frustrés d’avoir à suivre des cours dans une salle de cinéma commercial loin de leur campus, faute de place.

Le Cineplex de Sydney est situé à environ neuf kilomètres de l’université.

Jusqu’à trois années pourraient s’écouler avant que l’Université de Cap-Breton construise les infrastructures nécessaires pour accueillir tous ses étudiants sur son campus.

Des cours pour les étudiants des deuxième et troisième cycles sont donc donnés au Cineplex.

L’étudiante Amandip Bhooi, originaire de l’Inde, doit y suivre trois de ses quatre cours. Elle affirme qu’elle aurait choisi d’étudier ailleurs si elle avait su qu’elle se retrouverait dans cette situation.

Une jeune étudiante indienne à la mine penaude dans l’entrée d’un Cineplex. Derrière elle, plusieurs étudiants, une machine d’arcade et une cantine à maïs soufflé.

L'étudiante Amandip Bhooi au Cineplex de Sydney, en Nouvelle-Écosse

Photo : Radio-Canada

Ce sont les photos qu’elle avait vues de l’Université du Cap-Breton qui l’avaient attirée au Canada pour y obtenir son diplôme de deuxième cycle.

Elle a déménagé à Glace Bay pour être à proximité du campus universitaire.

Je ne serais pas venue ici, dit-elle maintenant avec du recul, visiblement agacée, au Cineplex de Sydney.

« À de nombreuses reprises, j’ai presque fait mes bagages pour retourner en Inde, croyez-moi. »

— Une citation de  Amandip Bhooi

Le Cineplex et ses salles de cinéma ne sont pas un bon environnement d’apprentissage, selon Amandip Bhooi.

Processus d’inscription remis en question

Un total de 5901 étudiants se sont inscrits à l’Université du Cap-Breton cet automne et 3982 d’entre eux sont des étudiants étrangers.

L’étudiant étranger Mansi Shah croit que l’université a permis l’inscription d’un plus grand nombre d’étudiants étrangers que ce qu'elle avait la capacité de faire.

Il ajoute qu’il est frustrant de devoir payer pour les frais du campus, où il ne se trouve presque jamais.

Nous ne parvenons à bénéficier d’aucun des services offerts sur le campus, dit Mansi Shah.

Quelques-uns des amis de Mansi Shah ont tenté avec difficulté de faire le trajet en autobus entre le Cineplex et le campus universitaire.

Le campus universitaire du Cap-Breton, ce n’est pas la porte à côté. On ne peut tout simplement pas marcher, explique Mansi Shah. [Mes amis] en perdent carrément la tête, parce que ça devient super difficile de faire des allers-retours entre deux endroits tous les jours.

Même son de cloche de la part d'Amandip Bhooi. Elle aimerait pouvoir se rendre à la bibliothèque pour étudier, mais en raison des horaires d’autobus, le trajet prend environ 30 minutes.

Cela ne lui laisse pas suffisamment de temps pour retourner sur le campus entre ses cours.

C’est ce qui est le plus difficile dans tout ça pour moi, parce que je suis inscrite à un cours d’administration des affaires. Ce cours nécessite beaucoup de recherches. C’est vraiment frustrant, lance Amandip Bhooi.

Plusieurs personnes se trouvent dans l’entrée d’une salle de cinéma Cineplex. Il y a une cantine et on devine une ambiance commerciale et bruyante typique des entrées de salles de cinéma.

Plusieurs étudiants attendent que leurs cours commencent. L’un d’eux a affirmé qu’il ne s’agit pas d’un bon environnement d’apprentissage.

Photo : Emily Latimer / CBC

La porte-parole de l’Université du Cap-Breton, Lenore Parsley, a refusé de donner une entrevue à CBC pour cet article, mais a elle a transmis une déclaration écrite.

Nous sommes engagés à offrir aux étudiants la même expérience exceptionnelle à cet emplacement que celle que nous offrons sur le campus, peut-on y lire.

D’après le reportage d’Emily Latimer, CBC

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