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« Un héritage remarquable » : le monde politique rend hommage à Jean Lapointe

Jean Lapointe faisant rire Jean Charest en imitant Maurice Duplessis.

En 2006, Jean Lapointe s'est lancé dans une imitation de Maurice Duplessis à la cérémonie officielle où le premier ministre de l'époque, Jean Charest, lui a décerné l'Ordre national du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

L’annonce du décès de Jean Lapointe, survenu vendredi à l’âge de 86 ans, a suscité une pluie de réactions attristées au sein du monde politique qu'il a incarné sous les traits de Maurice Duplessis à la fin des années 1970 puis véritablement intégré, dans les années 2000, comme sénateur. Ou plutôt « sénartiste », se plaisait-il à dire.

Sur Twitter, le premier ministre du Québec, François Legault, a déploré la perte d’un grand artiste avec plusieurs talents, soulignant que Jean Lapointe était un comique qui pouvait nous faire rire aux larmes.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a lui aussi publié un tweet dans lequel il a souligné l'héritage remarquable laissé par Jean Lapointe.

Le ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, a qualifié Jean Lapointe d’ homme d’exception. Comme artiste, comme sénateur et à travers son implication sociale, Jean Lapointe aura marqué le Québec et tout le Canada, a-t-il écrit sur Twitter.

Autre réaction, celle de la mairesse de Montréal, Valérie Plante : Jean Lapointe était un monument de la culture québécoise et une source d’inspiration pour des milliers de personnes.

Passage en politique

En parallèle à sa carrière artistique, Jean Lapointe a goûté à la vie politique quand, en 2001, le premier ministre du Canada, Jean Chrétien, l'a nommé au Sénat, à la grande surprise du principal intéressé, qui a passé les 10 années suivantes à la Chambre haute.

La sénatrice Raymonde Saint-Germain lui a rendu hommage sur Twitter. Selon elle, Jean Lapointe représentait un modèle de courage : celui de ne pas nier, celui de se relever, encore et encore, celui de réussir et de redonner.

Lors de son mandat au Sénat, il a fait de la lutte contre les appareils de loterie vidéo dans les bars et les restaurants sa priorité, présentant à plusieurs reprises un projet de loi à cet effet, qui n'aura finalement jamais été adopté.

Au moment de prendre sa retraite, à la fin de 2010, il s'est dit déçu de son passage dans la capitale fédérale, avouant avoir trouvé le monde politique difficile et s'être retrouvé irrité par les tractations qui se font parfois en coulisses.

Je n'aime pas la politique. Je n'ai pas aimé ça. Il y a bien des combines qui se font, avait-il alors confié à La Presse canadienne.

Je n'ai jamais cédé d'un pouce [au moment des votes], j'y suis allé selon ma conscience puis selon mes connaissances [...]. La ligne de parti, je n'en ai rien à cirer. Qu'ils en fassent une ligne, moi je ne la connais pas, avait ajouté celui qui s'était lui-même baptisé le sénartiste, témoignant ainsi de la passion qui aura animé sa vie jusqu'à son dernier souffle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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