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Deux ans de plus pour installer des gicleurs dans les RPA : une décision « déplorable »

De l'eau sort d'un gicleur.

Les RPA ont maintenant jusqu'en décembre 2024 pour installer des gicleurs dans leurs résidences. (Archives)

Photo : iStock

Les responsables des résidences privées pour aînées (RPA) ont deux ans de plus pour installer des gicleurs dans leurs installations. Des défenseurs des aînés sont conscients des contraintes, mais inquiets pour cette population vulnérable.

Le gouvernement du Québec annonce que l'entrée en vigueur de cette exigence est reportée au 2 décembre 2024, au lieu du 2 décembre 2022, en raison notamment de la pénurie de main-d'œuvre, du coût des matériaux et des travaux et de la COVID-19.

Ce n'est pas la première fois que cette exigence est repoussée, elle l'avait d'abord été en 2019.

C'est à la suite de la tragédie de L'Isle-Verte en 2014, un incendie majeur qui a ravagé une résidente pour personnes âgées et qui a fait 32 morts, que la régie du bâtiment a adopté cette obligation pour que des gicleurs soient installés dans toutes les résidences pour personnes aînées du Québec.

Presque neuf ans après la tragédie, les résidences du Québec ne sont pas toutes dotées d'un système de gicleurs.

« C'est le gros bon sens [...] que ces bâtiments-là soient giclés pour les personnes qui ont des problèmes de mobilité, ou qui ont des problèmes cognitifs. »

— Une citation de  Gervais Darisse, président de la Fédération des OSBL d'habitation du Bas-Saint-Laurent

Le président de la Fédération des OSBL d'habitation du Bas-Saint-Laurent, Gervais Darisse, soutient que les délais de l'imposition de ces gicleurs étaient trop courts. M. Darrisse explique que le carnet des entreprises qui œuvrent dans le domaine des gicleurs était déjà plein.

Gervais Darisse.

Gervais Darisse, président de la Fédération des OSBL en habitation pour l’Est-du-Québec. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Il ajoute que le programme d'aide financière pour les propriétaires des RPA n'était pas assez généreux.

C'est que dans certains cas, les estimés ou les soumissions qui sortent auprès des entrepreneurs dépassent largement les coûts, largement les aides financières, puis là, bien, qui est-ce qui supporte ça?, expose le président.

Québec reporte de deux ans l'obligation d'installation de gicleurs

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Sécurité pour les aînés

La directrice générale de la FADOQ pour la région de la Côte-Nord, Claudine Émond, dit être consciente du manque de main-d'œuvre dans les RPA, mais s'inquiète pour la sécurité des aînés.

« Je trouve ça déplorable parce que ce sont les aînés qui écopent toujours de ça. »

— Une citation de  Claudine Émond, directrice générale de la FADOQ pour la région de la Côte-Nord

C'est la réalité qu'on manque de main-d'œuvre, mais ça fait longtemps il me semble qu'on parle de ça. On aurait dû prévoir ça avant, ne pas attendre, signale Claudine Émond.

Claudine Émond,  directrice de la FADOQ Côte-Nord.

Claudine Émond, directrice de la FADOQ Côte-Nord. (Archives)

Photo : Radio-Canada

Selon Claudine Émond, la sécurité des aînés est l'affaire de tous, autant celle de Québec que celle des entreprises privées.

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