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L’Institut des politiques du Nord, 10 ans à étudier la région et à former des chercheurs

Des publications de l'organisme étalés sur une table.

L'Institut des politiques du Nord a organisé une conférence et un gala pour souligner son dixième anniversaire.

Photo : Radio-Canada / AYA DUFOUR

Radio-Canada

L’Institut des politiques du Nord revient sur ses accomplissements et les défis auxquels il fait face aujourd’hui, 10 ans après sa création.

Cet organisme indépendant récolte des données, analyse des tendances et publie des recherches spécifiquement adaptées aux réalités nord-ontariennes depuis 2012.

Quand ç’a été mis en place, c’était très excitant, se souvient Harley d’Entremont, anciennement vice-recteur à l’Université Nipissing et à l’Université Laurentienne, et membre du conseil d'administration de l’Institut depuis sa création.

Le temps était venu pour qu’on ait un institut dédié à la recherche sur des sujets du Nord de l’Ontario, ajoute-t-il.

Différentes études étalées sur une table.

Les travaux de l'Institut des politiques du Nord portent sur la réconciliation, l'économie, le transport, le développement durable et la politique.

Photo : Radio-Canada / AYA DUFOUR

Aujourd’hui, la page web de l’Institut attire plus d’un million de visiteurs par année, et les dizaines d’analystes en politiques de l’organisme publient mensuellement des bulletins, des rapports de recherche et des analyses.

Plusieurs politiciens et analystes économiques de la région ont commencé leur carrière à l’Institut des politiques du Nord, affirme le directeur de l’organisme, Charles Cirtwill. C’est un environnement de recherche idéal pour former la relève.

Charles regarde la caméra.

Charles Cirtwill a fondé l'Institut des politiques du Nord en 2012.

Photo : Radio-Canada / AYA DUFOUR

Même si le groupe de réflexion se concentre sur les enjeux du Nord de l’Ontario, le travail réalisé a une portée plus large, croit M. Cirtwill.

« La recherche réalisée à l’Institut contient des leçons, des façons de faire et des idées applicables à d’autres régions rurales à travers le Canada. »

— Une citation de  Charles Cirtwill, fondateur et directeur de l'Institut des politiques du Nord

D’ailleurs, la conférence de trois jours organisée à North Bay pour souligner les 10 ans d’existence de l’organisme a attiré des chercheurs et des politiciens de la Colombie-Britannique, de la Saskatchewan, des Maritimes et du Manitoba.

On a eu des discussions enrichissantes, affirme Bryanne Rocha, analyste des politiques pour l’Institut et coordinatrice de la conférence.

Bryanne sourit à la caméra.

Bryanne Rocha s'intéresse particulièrement aux enjeux climatiques et de développement durable dans le Nord de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada / AYA DUFOUR

On s’est concentrés sur les politiques pertinentes pour nos régions, comme la réconciliation avec les Autochtones, les distances et le transport, et la génération de revenu en milieu rural.

L’organisme est aussi particulièrement fier du rôle qu’il a joué dans la mise en place d’un programme pilote d’immigration dans les communautés rurales et du Nord.

Ce projet accorde la résidence permanente aux personnes qui décrochent des postes en demande dans les régions de North Bay, Sudbury, Timmins, Sault-Sainte-Marie et Thunder Bay.

Un travail pour guider les instances gouvernementales

Un des mandats de l’Institut des politiques du Nord est de formuler des recommandations de politiques pour les élus municipaux, provinciaux et fédéraux.

Ces recommandations sont-elles prises en considération par les instances gouvernementales? Pas suffisamment, selon Gilles Bisson, qui a été député provincial néo-démocrate pendant plus de 30 ans.

L’institut fait du bon travail, mais il faut que les gouvernements soient prêts à écouter, et ce n’est pas le cas du gouvernement Ford, argue-t-il. C’est triste, parce qu’il y a vraiment de bonnes idées dans cette recherche.

Du côté des municipalités, l’apport de l’Institut est inestimable, affirme Wendy Landry, mairesse de Shuniah et présidente de l’association des municipalités du Nord de l’Ontario.

Portrait de Wendy Landry, la mairesse de Shuniah dans le nord-ouest de l'Ontario.

Wendy Landry, mairesse de Shuniah dans le nord-ouest de l'Ontario. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Cathy Alex/CBC

On n’a pas toujours le temps et les ressources nécessaires pour faire les recherches requises pour défendre les intérêts de nos communautés, explique-t-elle.

« Les données et analyses publiées par l’Institut nous donnent les outils nécessaires pour revendiquer du financement ou des politiques auprès d’autres organismes et instances gouvernementales. »

— Une citation de  Wendy Landry, mairesse de Shuniah et présidente de l’association des municipalités du Nord de l’Ontario

Aucun analyste politique ne s’attend à ce que les politiciens adoptent toutes les recommandations, indique M. Cirtwill.

Mais je crois qu’en 10 ans, on est devenu l’endroit vers lequel se tourner pour comprendre les enjeux du Nord de l’Ontario, et c'est ça notre objectif, conclut-il.

Devenir plus indépendant financièrement

Pour financer ses activités, l’Institut fait des demandes de subventions gouvernementales, des demandes de financement auprès des municipalités, et des campagnes de financement.

L’organisme dispose d’un budget annuel d’environ 2 M$, selon M. d’Entremont. On dédie énormément de temps à la recherche de fonds, mais c’est ça la nature de la bête.

Au cours des prochaines années, l’organisme espère devenir moins dépendant du financement gouvernemental. On aimerait avoir un fonds de dotation, ou quelque chose du genre, explique le membre du conseil d'administration de l’Institut.

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