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Carbone : les discussions avec Ottawa sont frustrantes, selon Dennis King

Un livreur alimente en mazout le réservoir d'une maison.

Le gouvernement de Dennis King réclame une prolongation de l’exemption de la taxe carbone sur le mazout et il qualifie de frustrantes les négociations avec le fédéral à ce sujet (archives).

Photo : Radio-Canada / Laura Meader

Radio-Canada

Le premier ministre de l'Île-du-Prince-Édouard, Dennis King, affirme que le gouvernement fédéral est « frustrant » dans le cadre des discussions sur la tarification du carbone. Son gouvernement tente d’obtenir une prolongation de l’exemption de la taxe carbone sur le mazout qui sert au chauffage.

M. King a fait cette déclaration durant une vive discussion à l’Assemblée législative, jeudi, avec le chef de l’opposition, Peter Bevan-Baker.

Le chef du Parti vert a pressé le premier ministre progressiste-conservateur de divulguer la proposition de tarification qu’il a soumise à Ottawa en septembre. Dennis King a répliqué que le chef des verts essaie de faire augmenter le prix du mazout, qui bat déjà des records.

Nous essayons de négocier avec un gouvernement fédéral frustrant, qui ne veut pas donner de répit aux Insulaires. Nous luttons pour leur donner un répit, a lancé Dennis King durant la période de questions.

Dennis King prend la parole à l'Assemblée législative.

Le premier ministre Dennis King ne veut pas dévoiler sa récente proposition de tarification du carbone avant la conclusion des négociations avec le gouvernement fédéral (archives).

Photo : Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard

Et je vais vous dire que si cela mène mon gouvernement à sa perte, je mènerai mon gouvernement à sa perte. Je ne vais pas céder devant ce chef-là qui croit que le mazout n’est pas assez cher. Demandez à n’importe quel insulaire. Le prix monte en flèche, a ajouté M. King.

Les gens manquent de moyens, souligne le chef des verts

Selon Peter Bevan-Baker, le gouvernement King tente d’argumenter qu’il peut s’attaquer soit à la crise du coût de la vie, soit à l’urgence climatique. Le chef des verts juge que le gouvernement doit faire les deux.

Alors, les insulaires ont faim et ils gèlent parce qu’ils n’ont pas assez d’argent, et ils n’ont pas assez d’argent parce que ce gouvernement refuse de leur accorder la remise complète sur la taxe carbone d’Ottawa, estime M. Bevan-Baker.

Peter Bevan-Baker prend la parole dans l'Assemblée législative.

Le chef de l’opposition, Peter Bevan-Baker, juge que le gouvernement doit prendre des mesures simultanées en matière d'urgence climatique et de lutte contre la hausse du coût de la vie (archives).

Photo : Assemblée législative de l'Île-du-Prince-Édouard

La taxe carbone sur l’essence s’élève à l’heure actuelle à 11 ¢ le litre. Le gouvernement provincial consacre une bonne partie de ces revenus à aider les gens à consommer moins d’énergie fossile, par exemple en utilisant plutôt une voiture électrique ou en passant au chauffage par thermopompe.

Certains ménages reçoivent une remise sur la taxe carbone, jusqu’à environ 140 $ par année selon leur revenu familial, mais c’est considérablement moins que dans d’autres provinces. Le Parti vert veut que les gens admissibles reçoivent la remise au complet.

Éviter que les gens meurent de froid

Selon M. King, le gouvernement a engrangé 34 millions de dollars avec la taxe carbone l’an dernier, mais les remises se sont élevées à 70 millions en tenant compte des versements et de divers programmes, dont celui sur les thermopompes gratuites.

Le ministre de l’Environnement, Steven Myers, explique que son gouvernement veut réduire les émissions de carbone tout en évitant que les gens meurent de froid dans leur propre maison.

La députée verte Hannah Bell a déclaré que les gens méritent d’avoir les moyens de nourrir leur famille, et que le gouvernement les en empêche.

Toujours pas d’accord sur un nouveau plan

Le mazout échappe à la taxe carbone dans la province jusqu’au 1er avril 2023. Le gouvernement, qui souhaite prolonger l'exemption, indique qu’environ trois quarts des foyers sont encore chauffés au mazout. Il se heurte jusqu’à présent au refus d’Ottawa.

Si la taxe carbone s’applique au mazout le 1er avril prochain, elle fera augmenter de 16 ¢ le prix du litre qui s'élève en ce moment à 1,88 $.

Dennis King ne veut pas dévoiler sa récente proposition de tarification parce que les négociations avec Ottawa se poursuivent.

Nous n’avons pas encore d’accord, affirme Dennis King. Nous demandons au gouvernement fédéral de prolonger l’exemption sur le mazout pour les gens injustement punis parce qu’ils n’ont pas d’autres options ici.

D’après un reportage de Wayne Thibodeau, de CBC

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