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La fracturation hydraulique pourrait avoir causé deux séismes près de Fort St. John

Des travailleurs s'activent sur le site d'un puits de gaz naturel en Colombie-Britannique.

La fracturation hydraulique est interdite dans quelques endroits du monde, dont l'État de New York et la France. (Archives)

Photo : iStock

Radio-Canada

Deux tremblements de terre survenus la semaine dernière dans le nord de la Colombie-Britannique, près de Fort St. John, ont probablement été causés par des activités de fracturation hydraulique d’une compagnie gazière, d’après des informations préliminaires de scientifiques du gouvernement fédéral.

Le 11 novembre, un tremblement de magnitude 4,7 a été signalé par Séismes Canada, à 132 km au nord-ouest de Fort St. John. Quatre jours plus tard, une autre secousse de magnitude 4,6 a été enregistrée à 1 kilomètre de là.

Il y a une opération de fracture hydraulique tout près, affirme Honn Kao, chercheur scientifique de la Commission géologique du Canada. La probabilité que ces deux événements soient liés à une industrie est très élevée.

Honn Kao indique que l’endroit et le moment où ces tremblements de terre ont eu lieu coïncident avec des opérations effectuées dans la région. Des données supplémentaires de la compagnie permettront de déterminer un lien de causalité définitif.

Le séisme a été légèrement ressenti dans le secteur environnant, mais aucun dégât n’a été signalé, d’après Séismes Canada.

La Commission du gaz et du pétrole de la Colombie-Britannique a affirmé que l’industrie qui a mené ces activités dans cette région éloignée le 11 novembre a suspendu immédiatement ses opérations après le premier tremblement de terre, mais les a reprises par la suite.

Le nom de l’industrie n’a pas été divulgué.

La fracturation hydraulique consiste à injecter des fluides à très haute pression dans le sol pour fracturer des roches et relâcher le gaz naturel qu’elles contiennent.

Elle peut avoir lieu plus en profondeur en Colombie-Britannique qu'à d’autres endroits, d’après la Commission du gaz et du pétrole. Cette technique est parfois utilisée à plus de 4 km en dessous de la surface terrestre.

Des événements microséismiques peuvent survenir lorsque le fluide injecté fracture la roche, indique la Commission sur son site Internet.

Bien que la majeure partie des opérations de fracturation hydraulique ne produisent pas de tremblement de terre, la pratique a été liée à la majorité des événements sismiques importants en Alberta et dans le nord-est de la Colombie-Britannique durant la décennie passée.

Honn Kao soutient que les tremblements de terre de novembre n’ont pas causé de dommages importants dans les infrastructures ou les communautés, mais qu’ils étaient tout de même plus importants que les autres secousses déclenchées par l’industrie dans la région.

Avec les informations de Betsy Trumpener

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