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Un cachalot meurt au Cap-Breton après avoir avalé 330 livres d’engins de pêche

Une longue baleine maigre sur une plage de roche.

Un cachalot s'est échoué le 4 novembre 2022 sur une plage du Cap-Breton.

Photo : Instargram/marineanimalresponsesociety

Un long cachalot maigre a été aperçu échoué, mais toujours en v,ie sur la côte ouest du Cap-Breton, le soir du 4 novembre.

Des passants ont avisé l'organisme Marine Animal Response Society (MARS), mais personne n’a pu se rendre sur place.

Au même moment à l'autre bout de la Nouvelle-Écosse, 16 dauphins étaient coincés dans le bassin d'Annapolis, pris sur terre après le retrait de la marée. Ce soir-là, les dauphins ont tous été sauvés, mais le cachalot est mort.

« C'était un choc, on ne sait jamais ce qui va arriver et quand ça va se produire! »

— Une citation de  Tonya Wimmer, directrice générale de Marine Animal Response Society (MARS)

Quelques jours plus tard, les membres de MARS ont pu organiser une nécropsie avec l’aide du Collège vétérinaire de l’Atlantique, du Réseau canadien pour la santé de la faune, de Norvon Enterprises Ltd et du ministère des Ressources naturelles et des Énergies renouvelables de la Nouvelle-Écosse.

Au Canada, en ce moment, nous n'avons pas beaucoup d'argent pour faire des nécropsies, admet Tonya Wimmer, directrice générale de Marine Animal Response Society (MARS).

Mais chaque fois qu’on trouve un animal marin, on essaie de le faire.

Lorsqu'on fait une nécropsie sur un mammifère de cette grosseur, ça nous prend de la machinerie lourde pour nous aider, explique celle qui a mené l’opération.

Le processus est plutôt standard : il faut examiner tout l’extérieur de l’animal, puis il faut inspecter l’intérieur de la carcasse, couche par couche.

L'équipe inspecte la carcasse du cachalot.

Une équipe de 15 personnes a participé à la nécropsie du cachalot.

Photo : Instargram/marineanimalresponsesociety

Avant même de commencer, l’équipe d'une quinzaine de personnes se doutait qu’elle allait trouver quelque chose d'anormal puisque les cachalots ne sont pas des mammifères côtiers et sont habituellement très gras.

Malgré les suspicions, les découvertes ont été très bouleversantes.

Le cachalot mâle de presque 14 mètres de longueur est mot de faim après avoir avalé une grande quantité d'engins de pêche.

« Tous les gens étaient sous le choc en voyant la quantité de matériel de pêche coincé dans la baleine. »

— Une citation de  Tonya Wimmer, directrice générale de Marine Animal Response Society (MARS)

La masse mesurait plus d’un mètre de long, c’était comme un énorme rondin écrasé à l’intérieur du système digestif de l'animal, dit la directrice.

L’équipement compacté dans l'estomac du mammifère pesait environ 330 livres (près de 150 kilos) et il a fallu l’aide d’une excavatrice pour le sortir des entrailles.

Une masse noire de filet et de cordage entremêlé.

La nécropsie du cachalot échoué au Cap-Breton a permis de trouver un amas d'engins de pêche dans l'estomac de la baleine.

Photo : Instargram/marineanimalresponsesociety

À ce stade, l'organisme MARS ne sait pas exactement de quel type d'engins de pêche il s’agit ni d’où ils venaient, mais l'équipe est convaincue que c'est cette masse qui a tué le mammifère.

Ça finit par empêcher l'animal de se nourrir et, malheureusement, il meurt essentiellement de faim, ce qui est complètement horrible, dit Tonya Wimmer.

Notre but maintenant, c’est de nettoyer cette masse pour tenter d’identifier ce qu’elle contient.

C’est la première fois que MARS mène ce genre d’enquête avec des engins de pêche ingérés.

L'organisme ne sait pas si l'enquête permettra de déterminer la source des filets, des cordages et des autres éléments. MARS ne sait pas non plus si l'équipe pourra déterminer où et quand ces déchets ont été avalés.

Mais l'organisme de sauvetage des animaux marins est déterminé à trouver les informations qui permettront de susciter des changements.

Le but ce n’est pas de retrouver les propriétaires du matériel ingéré pour jeter le blâme sur une entreprise ou un gouvernement, assure la directrice. Mais nous devons connaître la source du problème pour arriver à empêcher ce genre de chose de se reproduire.

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