•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des cliniques de COVID longue à Québec et Lévis au début 2023

L'entrée d'un bâtiment de brique jaune.

Selon le CHU de Québec-Université Laval, une clinique va s’installer dans les locaux de l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ).

Photo : Radio-Canada / Eric Careau

Après des années d’attente, les résidents de Québec et de Lévis qui vivent avec la COVID longue ou la maladie de Lyme auront enfin une ressource qui leur est consacrée. Deux cliniques ouvriront leurs portes au début de l’année 2023.

Selon le CHU de Québec-Université Laval, une clinique va s’installer dans les locaux de l'Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ), situé sur le boulevard Hamel. Le CHU, qui agira à titre de centre de référence, n'a pas précisé la date d'ouverture.

Dans une version précédente du texte, il était question que la clinique s'installe dans les bureaux de l'IRDPQ du secteur Sainte-Foy, mais le CIUSSS précise qu'il s'agit plutôt de l'IRDPQ sur le boulevard Hamel.

Du côté de Lévis, la clinique ouvrira ses portes à la mi-janvier.

Ce service sera disponible à tous les usagers de Chaudière-Appalaches et différentes modalités de consultations seront mises en place telle la télésanté, précise par courriel le CISSS de Chaudière-Appalaches.

En mai dernier, Québec avait annoncé la création d’une dizaine de cliniques satellites consacrées à la COVID longue et la maladie de Lyme dans le cadre d’un projet pilote d’une durée de trois ans. Un financement de 20,5 millions de dollars a été accordé à ce projet.

Les spécialistes qui y travailleront auront pour rôle d’établir des diagnostics et d’élaborer un plan de prise en charge des patients. Un volet recherche permettra également de mieux comprendre ces deux maladies dont les symptômes persistants sont apparentés.

Je vais y aller en courant

Depuis qu'elle a attrapé la COVID-19 cet été, Joëlle Gaudreault souffre d'essoufflements, de fatigue et de difficulté à se concentrer. Elle fait partie de 15 % des adultes qui souffrent de COVID longue après avoir contracté la maladie. La résidente de Lévis se réjouit de savoir qu'une telle clinique verra bientôt le jour près de chez elle.

Je vais y aller en courant!, lance-t-elle. Même mon médecin de famille n'en sait pas tant que ça, malheureusement. Il m'avait même dit : ''regarde sur Internet ce qui se dit''! Quand je suis rendue à chercher moi-même des solutions, j'avais hâte d'avoir des réponses.

Joëlle Gaudreault

Joëlle Gaudreault souffre de symptômes de COVID longue depuis quatre mois.

Photo : Radio-Canada / Camille Carpentier

Julie Bouchard aussi est soulagée de savoir qu'une ressource sera bientôt disponible pour son fils Arthur. Depuis plus d'un an, le garçon de 13 ans souffre de parosmie, une altération du goût et de l'odorat, qui s'est développé après une infection à la COVID-19.

Tout goûte pareil. Pareil, mais pas bon, résume Julie Bouchard.

Encore aujourd'hui, plusieurs aliments répugnent Arthur. Les soupers en famille ne sont plus ce qu'ils étaient. Sa mère se réjouit qu'il y ait enfin un espoir de guérison pour son fils.

Si eux découvrent la solution pour guérir la parosmie, j'aimerais ça être dans les premières informées, dit Julie Bouchard.

En décembre 2021, le gouvernement provincial estimait que 23 000 Québécois étaient atteints de la COVID longue ou de la maladie de Lyme et pourraient avoir recours aux services de ces cliniques.

Des patients traités à l'IUCPQ

L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec (IUCPQ) a lancé cet automne un nouveau programme de réadaptation conçu pour les patients aux prises avec des problèmes cardio-respiratoires après une infection à la COVID-19. Jusqu'à maintenant, une vingtaine de personnes ont reçu des soins en lien avec ce programme. Les patients des cliniques qui ouvriront à Québec et à Lévis pourront être dirigés vers l'équipe de spécialistes de l'IUCPQ.

Le pneumologue François Maltais remarque que plus le nombre de cas augmente dans la population, plus les patients sont nombreux à consulter pour des problèmes d'essoufflement.

Je pense que ça va augmenter et que ça va devenir une demande de consultation qui va devenir de plus en plus fréquente, dit le spécialiste.

À l'approche des Fêtes, il réitère d'ailleurs l'importance de se protéger contre les infections à la COVID-19.

Avec la collaboration d’Audrey Paris

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...