•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Tandis que les Noirs, une exposition à Charlottetown sur la place de l’art noir au Canada

Robin Gislain Shumbusho devant ses créations, dans un musée.

Le photographe Robin Gislain Shumbusho, communément appelé Gessy, est d'origine rwandaise et réside à l'Île-du-Prince-Édouard.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Une nouvelle exposition est présentée au Centre des arts de la Confédération, à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard. Tandis que les Noirs : un forum de réflexion sur ce que le musée ne peut pas présenter, explore les relations entre les institutions artistiques et les artistes noirs au Canada.

Intitulée While Black: a forum for speculation on what the gallery can’t hold en anglais, l’exposition multimédia présente des toiles, des vidéos, des installations et des photos dans le but de faire réfléchir le spectateur.

Six télévisions de vieilles générations juxtaposées sur un mur lors d’une exposition de musée. Sur chacune d’elles, des images de la vie de personnes noires en boucle. Notamment un jeune homme qui marche dans la rue en souriant. Les vidéos semblent être des archives.

L’exposition multimédia « Tandis que les Noirs» présente, entre autres, des vidéos.

Photo : Radio-Canada

D’origine rwandaise, le photographe Robin Gislain Shumbusho, communément appelé Gessy, fait partie d’une équipe de 17 artistes de l’Île-du-Prince-Édouard et d’ailleurs qui y présentent leurs œuvres.

Sa série de photographies intitulée Venez comme vous êtes est le résultat d’une collaboration avec l’artiste Niyi Adeogun.

Chaque image peut signifier une émotion que quelqu’un a à un moment donné dans leur vie […] que ce soit la tristesse, l’anxiété, ou quelque chose comme ça, explique-t-il.

Pour l’un des commissaires de l’exposition, CharlesCampbell, ce projet est une occasion d’aborder la complexité et les particularités de la communauté noire au Canada.

Notre individualité, mais les différences à l’intérieur de notre communauté aussi, précise-t-il, en rappelant les effets de l’esclavage sur la communauté noire de nos jours.

Représentativité dans les galeries

Tandis que les Noirs mise également sur le manque de représentativité des gens noirs dans les institutions artistiques.

C’est de l’importance de la production culturelle noire dont on parle, et de toutes les choses qui ne sont pas présentées dans une galerie, explique Charles Campbell.

L’exposition fait d’ailleurs partie d’un projet amorcé en 2020 dans la foulée du mouvement Black Lives Matter, qui dénonçait alors — entre autres — le racisme institutionnel.

Un homme noir avec une barbichette et des favoris discute au milieu d’une salle de musée où il y a de nombreuses photographies de personnes noires sur les murs et également une projection vidéo d’un homme noir qui se déplace dans un espace qui semble également être un musée.

Charles Campbell, commissaire de l'exposition « Tandis que les Noirs ».

Photo : Radio-Canada

Robin Gislain Shumbusho estime que cette exposition fait écho au contexte politique actuel.

Il y a beaucoup d’artistes qui n’ont pas la chance d’être dans une galerie, ce n’est pas parce que leur travail n’est pas bon, mais c’est juste parce que le message qu’ils essayent de passer n’est pas trop beau ou bien trop bien édité pour une galerie, avance Robin Gislain Shumbusho.

L’exposition Tandis que les Noirs est présentée au musée d’art du Centre des arts de la Confédération jusqu’en mars 2023.

D’après le reportage de Gabrielle Drumond

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.