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Prix littéraires du Gouverneur général : Alain Farah et Maya Cousineau Mollen honorés

Montage photo montrant un homme et une femme.

L'écrivain Alain Farah et la poète Maya Cousineau-Mollen

Photo : Justine Latour et Maya Cousineau-Mollen

Radio-Canada

L'auteur montréalais Alain Farah et la poète innue Maya Cousineau Mollen font partie des lauréats et lauréates des Prix littéraires du Gouverneur général de langue française, qui ont été annoncés mercredi matin.

Dans la catégorie Roman, l’écrivain et professeur de littérature Alain Farah a été primé pour Mille secrets mille dangers, qui est en cours d’adaptation pour le cinéma par le réalisateur Philippe Falardeau

Ce livre, notamment inspiré par son enfance et ses origines immigrantes, a été décrit par le comité d'évaluation comme une œuvre émouvante transcendant les limites de l'autofiction . Gagnant du prix Ringuet cet automne, Mille secrets mille dangers a également été finaliste du Prix des libraires du Québec et du Prix littéraire des collégiens, mais aussi du prix André Malraux, en France. 

La joie que je ressens, je ne suis pas capable de la garder pour moi, a réagi Alain Farah. Je sais que ces choses se vivent dans un partage et une rencontre.

C'est le fun de voir que les gens vivent cette belle nouvelle pour eux. Je sens qu'ils sont contents pour moi, parce qu'ils ont vécu quelque chose avec le livre.

Ce prix a d'autant plus de valeur aux yeux d'Alain Farah que l'écriture de Mille secrets mille dangers a représenté huit ans de sa vie.

C'est très émouvant, car je persiste à penser que ça parle aussi de ce que la littérature peut encore faire quand elle part d'abord d'une nécessité, ajoute-t-il. Ça a été un livre dur à écrire et, tout à coup, je me rends compte qu'il évoque peut-être aussi des choses dans la vie des gens qui ont été dures à vivre.

Le recueil Enfants du lichen sacré

De son côté, Maya Cousineau Mollen a été récompensée dans la catégorie Poésie pour son recueil Enfants du lichen, écrit en mémoire des enfants et femmes autochtones disparus, mais aussi à la suite de crise des Wet'suwet'en. Le comité des prix a souligné qu’elle y nomme avec délicatesse la douleur d'un peuple et invoque la lumière et la solidarité.

Le texte de la pièce Le poids des fourmis, du dramaturge québécois David Paquet, s’est mérité le prix dans la catégorie Théâtre, loué, par le comité, pour son imagination débridée, ainsi que pour son caractère perspicace et sans complaisance

Du côté des essais, c’est La voie romaine, de la Montréalaise d’origine française Sylveline Bourion, qui a gagné grâce à une écriture remarquable et à une puissance d’évocation exceptionnelle.

7 prix remis au total

En littérature jeunesse, le prix, dans la catégorie texte, le prix a été décerné à l’autrice québécoise Julie Champagne pour Cancer ascendant autruche, un roman à l’humour décapant sur une adolescente qui apprend que sa mère souffre d’un cancer. « L’originalité du texte et une maîtrise exceptionnelle du style et du ton font de ce livre une œuvre puissante qui chavirera le cœur des lectrices et des lecteurs », a expliqué le comité.

Dans la catégorie des livres illustrés, c’est Trèfle, écrit par la Québécoise Nadine Robert, et illustré par la Torontoise Qin Leng, qui est couronné. Un livre unique, qui aborde un sujet grave et philosophique avec délicatesse et pureté.

Quant à Mélissa Verreault, elle a été récompensée pour Partie de chasse au petit gibier entre lâches au club de tir du coin, sa traduction de Small Game Hunting at the Local Coward Gun Club.

Les sept prix littéraires du Gouverneur général sont dotés d’une somme de 25 000 dollars. 

Ce texte a été écrit à partir d’une entrevue réalisée par Catherine Richerchroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18. Les propos ont pu être édités à des fins de clarté ou de concision.

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