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Les Cris de Washaw Sibi cherchent toujours un lieu où s’établir

La cheffe Annie Mapachee Salt dans les bureaux actuels du Conseil de la Première Nation Washaw Sibi.

La cheffe Annie Mapachee Salt dans les bureaux actuels du Conseil de la Première Nation Washaw Sibi, à Amos

Photo : Radio-Canada / Martin Guindon

La communauté crie de Washaw Sibi poursuit ses démarches afin de trouver un lieu où elle pourra s’établir à court terme, au nord du 49e parallèle.

Washaw Sibi compte plus de 500 membres répartis un peu partout, de La Sarre à l’Outaouais, en passant par Amos, Pikogan, Val-d’Or et l’Ontario. Ils ont longtemps occupé un territoire situé entre La Sarre et Waskaganish, chevauchant la frontière du Québec et de l’Ontario.

Depuis la création d’un bureau en 1997, l’élection d’un premier conseil et la reconnaissance du Grand Conseil des Cris en 2003, ils cherchent à s’établir officiellement afin de se doter de services d’habitation, d’éducation, de santé et de loisirs.

Bien avant ça, on parlait d’avoir une communauté juste pour nous, les Cris. Les membres se sont présentés ensemble pour dire qu'ils veulent une réserve crie. C’est notre culture. On n’est pas vraiment algonquins. On a des pratiques différentes, explique la cheffe de Washaw Sibi, Annie Mapachee Salt.

« On veut continuer à apprendre à nos enfants la langue crie, les traditions, la culture et tout. C’est quelque chose d'important pour nos aînés, qui veulent qu’on continue de vivre en peuple cri. »

— Une citation de  La cheffe Annie Mapachee Salt

Déjà, une douzaine de sites ont été repérés puis rejetés au fil des années pour différentes raisons. Les derniers en lice ont été écartés au terme d’un sondage réalisé en assemblée générale spéciale, le 9 novembre, à Amos.

On avait regardé un site près de Matagami. À notre rencontre, on a eu le rapport des ingénieurs et ils ne croient pas que ce soit faisable de construire une communauté à cet endroit. C’est trop mou. Ce n’est pas possible, raconte la cheffe Mapachee Salt, élue en 2019.

Trois sites sur la table

Les membres ont donc soumis deux nouveaux sites à explorer lors de l’assemblée spéciale. Le conseil convoite aussi toujours un emplacement au kilomètre 183 de la route 109, à 40 kilomètres au sud de Matagami. Il s’agit du territoire de trappe de la famille Robert, que les membres de la communauté avaient privilégié en 2020.

C’est un bon site pour nous. Les frères Robert sont des membres de Washaw Sibi et ce sont eux qui nous ont offert le territoire. Mais un membre de la famille vivait à Lac-Simon et Lac-Simon nous a dit que ce n’était pas possible de créer une communauté crie sur ce territoire-là, parce que c’est algonquin, indique Annie Mapachee Salt.

Nous avons l’appui de Waswanipi, puisque la famille Robert vient de là. Ça nous prend une entente avec Lac-Simon. On veut travailler ensemble. Il y a beaucoup d’occasions, je dirais, de travailler ensemble. J’ai l'impression que ça nous aiderait tous, que ce serait une situation gagnant-gagnant, fait-elle valoir.

Le Conseil de la Première Nation Washaw Sibi entend donc étudier les deux sites proposés par les membres et entamer de nouvelles discussions avec le Conseil de la Nation anishnabe de Lac-Simon. Les membres seront de nouveau sondés sur le choix d’un site à une assemblée générale spéciale, en mars prochain.

Les communautés cries s’impliquent

En plus de mener ses recherches pour un territoire où s’établir, le Conseil de Washaw Sibi demande aux neuf autres nations cries de lui céder des droits sur des terres de catégorie 1. En vertu de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois, ces terres sont à l’usage et au bénéfice exclusifs des Cris et des Naskapis.

En 2021, on a commencé à rencontrer les chefs et les conseils de chaque communauté. On fait une présentation à leur assemblée générale pour leur expliquer d’où on vient et pour demander à chacune 1 kilomètre carré de terres de catégorie 1 pour avoir un projet ensemble, comme Cris. On a déjà 4 kilomètres carrés. Oujé-Bougoumou, Wemindji, Whapmagoostui et Waskaganish nous ont appuyés par résolution des membres. Je sais que les autres vont suivre, mentionne Annie Mapachee Salt, dont le mandat se termine en août 2023.

Washaw Sibi dispose aussi d’une enveloppe réservée par le Grand Conseil des Cris pour son établissement.

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