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Langues officielles : des organismes acadiens exigent le départ d’Austin du comité

Blaine Higgs n'entend pas changer d'idée, mais propose une rencontre avec les organismes.

Alexandre Cédric Doucet en conférence de presse

Alexandre Cédric Doucet, président de la SANB

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick a fait une démonstration de force contre la nomination de Kris Austin au Comité de révision de la Loi sur les langues officielles, mardi. Vingt et un organismes demandent conjointement sa démission du comité et, si rien n'est fait, la société civile acadienne envisage d'autres actions politiques.

Des représentants de ces organismes et plusieurs députés de l'opposition se sont rassemblés à Fredericton mardi pour dénoncer la nomination du ministre de la Sécurité publique à ce comité par le premier ministre Blaine Higgs. Ils veulent aussi que le comité ad hoc soit transformé en comité de l'Assemblée législative.

Un groupe qui applaudit.

Des représentants d'organismes acadiens et des députés de l'opposition participent à la conférence de presse.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Le président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), Alexandre Cédric Doucet, a qualifié cette décision d'insensée et d'injure envers la communauté francophone et acadienne.

C'est pour ça que nous réclamons le retrait immédiat de M. Austin du comité, a-t-il déclaré, en précisant que cette prise de position des organismes acadiens et francophones n'était pas une montée aux barricades contre la communauté anglophone.

Il y a juste les fous qui ne changent pas d'idée, donc si le premier ministre ne change pas d'idée, c'est un fou!

Une citation de Alexandre Cédric Doucet, président de la SANB

Le président de la SANB n'a pas rejeté l'idée d'entreprendre d'autres actions politiques si le premier ministre Blaine Higgs ne répond pas à cette requête.

Toutes les options sont sur la table, a dit Alexandre Cédric Doucet.

Le premier ministre a la chance de démontrer à la communauté acadienne et francophone et à l’ensemble des Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoise qu’il est là pour rassembler et non diviser la population. On lui donne une dernière chance de faire ça, a-t-il ajouté.

Une perte de confiance

Unis, les porte-paroles des différents organismes ont fait entendre leur opposition.

On ne peut se permettre d’avoir des acteurs autour de la table qui continuent de démontrer une fermeture aux valeurs de notre province, indique par exemple Marcel Larocque, président de l’Association francophone des aîné.es du Nouveau-Brunswick (AFANB).

La présidente du Regroupement féministe du Nouveau-Brunswick, Geneviève Latour, craint qu'on assiste à un recul des droits des francophones dans la province. Les droits des francophones sont en jeu.

La semaine dernière, la SANB a indiqué que sa confiance dans le gouvernement de Blaine Higgs était brisée et que la décision d’inclure Kris Austin dans un comité chargé de réviser la loi était totalement dégueulasse.

L’organisme a aussi vivement dénoncé les propos du premier ministre, qui a qualifié le Commissariat aux langues officielles de très négatif.

Kris Austin en mêlée de presse à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick.

Le ministre et ancien chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, Kris Austin

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Kris Austin est l’ancien chef du parti politique l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, qui a souvent eu des positions hostiles à l’endroit du bilinguisme officiel.

Lorsqu’il en était chef de l'alliance, Kris Austin s’était dit en faveur de la fusion des réseaux de santé et de l’abolition du Commissariat aux langues officielles. Il a aussi déjà associé les problèmes de recrutement dans le secteur public aux exigences linguistiques.

Higgs ne bouge pas

Le premier ministre Blaine Higgs a réaffirmé qu'il n'avait pas l'intention de retirer Kris Austin du comité.

Il s'est toutefois dit être ouvert à rencontrer les 21 organismes acadiens qui dénoncent cette nomination.

Mais les organismes acadiens en veulent plus. Ils disent avoir un plan d'action dans l'éventualité où le premier ministre ne répond pas à leur demande.

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