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Courte rencontre entre Justin Trudeau et Xi Jinping en marge du sommet du G20

Justin Trudeau parle lors d'un point de presse.

Le premier ministre Justin Trudeau a profité de sa visite au G20 à Bali, en Indonésie, pour interpeller le président chinois Xi Jinping sur l'ingérence dans les élections canadiennes de 2019.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Justin Trudeau a eu un échange avec le président chinois Xi Jinping en marge d’une séance de travail au sommet du G20 à Bali, en Indonésie, a rapporté le bureau du premier ministre mardi. M. Trudeau aurait soulevé la question de l’ingérence chinoise dans les élections canadiennes de 2019.

L’échange, qui n’était pas une rencontre bilatérale officielle, a duré une dizaine de minutes, mais les médias n’étaient pas admis dans cette zone. M. Trudeau aurait exprimé de sérieuses préoccupations envers le président chinois pour l’ingérence dans les élections canadiennes de 2019.

M. Trudeau est sous pression au pays en lien avec les révélations d’une ingérence de la Chine dans les élections de 2019 au Canada, comme l’a d’abord rapporté Global News, qui révélait que 11 candidats aux élections avaient reçu du financement de la part du gouvernement chinois.

Les deux chefs ont toutefois convenu qu’il faut poursuivre un dialogue continu.

La ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, aurait aussi fait part de ses préoccupations quant à l’ingérence de la Chine à son homologue chinois.

Nous n’allons accepter aucune forme d’ingérence étrangère dans nos élections, dans notre système démocratique, ou de façon générale au Canada, a indiqué Mme Joly en point de presse.

Nous n’allons pas le tolérer, et par conséquent, on va faire en sorte que nos agences de renseignement, que nos forces policières soient impliquées et proactives sur ces questions-là.

Une citation de Mélanie Joly, ministre des Affaires étrangères

Justin Trudeau aurait également abordé la guerre en Ukraine et la crise climatique avec le président chinois.

Lundi, le Comité permanent de la procédure et des affaires de la Chambre des communes a fait savoir qu’il entendra au moins deux ministres, des fonctionnaires du renseignement, des membres d’Élections Canada et d’ex-conseillers du premier ministre Justin Trudeau pour faire la lumière sur les informations voulant que la Chine ait tenté à plusieurs reprises de s’ingérer dans les élections fédérales au pays.

Xi Jinping ne voulait pas rencontrer Trudeau

C’est clair que Xi Jinping ne voulait pas rencontrer M. Trudeau parce que les relations [entre les deux pays] sont encore au point mort, a commenté l’ancien ambassadeur du Canada en Chine et chercheur à l’Institut d’études internationales de Montréal, Guy Saint-Jacques, en entrevue à l’émission D’abord l’info diffusée à ICI RDI mardi matin.

Selon lui, le discours de Mélanie Joly la semaine dernière et la demande du ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, pour que des entreprises chinoises vendent leurs intérêts dans des compagnies minières canadiennes ont augmenté les tensions entre le Canada et la Chine, a noté M. Saint-Jacques.

Mais au moins, il y a eu un contact et ils ont échangé, et puis j’espère qu’à la suite, il y aura une rencontre entre [la ministre des Affaires étrangères] Mme Joly et son homologue chinois, parce qu’il faut trouver un moyen de réchauffer la relation, a-t-il estimé.

M. Saint-Jacques croit toutefois que la Chine va attendre de voir la Stratégie canadienne sur l’Indo-Pacifique avant d’adopter une nouvelle posture face au Canada. Mais ils vont peut-être simplement continuer de nous ignorer, a-t-il indiqué.

Accusations d’espionnage

Les accusations d’espionnage à l’égard d’un ancien employé d’Hydro-Québec ont retenu beaucoup l'attention lundi à la Chambre des communes.

Une enquête de la GRC a conduit à l'arrestation et à la mise en accusation de Yueshang Wang, qui aurait obtenu des secrets industriels pour le compte de la Chine.

Ça démontre que ça existe au Canada et, honnêtement, est-ce que c’est plus large que ça? Est-ce qu’il y a d’autres cas d’espionnage en cours? s’est demandé le député conservateur Pierre Paul-Hus.

Les gens voient clairement que c’est une situation qui se peut chez nous, c’est pas juste de la théorie, on est vraiment dans le concret.

Une citation de Pierre Paul-Hus, député conservateur de Charlesbourg–Haute-Saint-Charles

En Chambre, le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, a répliqué que le gouvernement s’attaquait à ce problème. J’ai bloqué trois transactions justement pour protéger la sécurité nationale au pays.

M. Champagne a rappelé que le gouvernement prenait la sécurité nationale très au sérieux, nous allons toujours agir dans l’intérêt des Canadiens.

Avec les informations de Louis Blouin

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