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Des voix s’élèvent pour dénoncer le refus de démolir la maison allumette de Hull

Trois personnes en conférence de presse devant une maison abandonnée.

L’APCHQ et l’Association de la construction du Québec ont tenu une conférence de presse lundi pour dénoncer les décisions des élus de Gatineau dans certains projets de développement, comme celui de la maison allumette de Hull.

Photo : Radio-Canada / Marie-Jeanne Dubreuil

Radio-Canada

La Chambre de commerce de Gatineau ainsi que les divisions régionales de l’Association de la construction du Québec et de l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) dénoncent la décision de la Ville de Gatineau, qui a rejeté la demande de démolition de la maison allumette dans le secteur de Hull.

Cette petite maison centenaire a récemment évité la démolition en raison de son caractère patrimonial au Comité de demandes de démolition de la Ville de Gatineau (CDD).

En conférence de presse lundi, la directrice générale de l’Association de la construction du Québec (ACQ), Geneviève Latulippe, est allée droit au but en accusant certains élus municipaux de bloquer les projets de développement à Gatineau, particulièrement au centre-ville.

Elle a fait un parallèle entre la suspension de la démolition de la maison allumette de Hull et celle du projet « Champlain, village urbain » tout en reconnaissant la nature différente des deux dossiers.

Selon elle, les promoteurs des projets susmentionnés ont répondu à toutes les demandes du Service de l’urbanisme de la Ville de Gatineau.

Dans les deux cas, le Service de l’urbanisme aurait donné des avis favorables à la poursuite des projets, mais des élus, pour des raisons nébuleuses, bloquent ou tentent de bloquer tous les projets de construction de logements, selon Mme Latulippe.

Le 207, rue Notre-Dame-de-l'Île, dans le secteur de Hull, en 2008.

Le 207, rue Notre-Dame-de-l'Île, dans le secteur de Hull, en 2008

Photo : Ville de Gatineau

La directrice générale a même parlé d’obstruction systématique de la part de certains élus lorsqu’il s’agit de développement au centre-ville de Hull.

Geneviève Latulippe a fait savoir que depuis l’acquisition de la maison, quatre rapports d’expert provenant de quatre firmes indépendantes ont conclu que la maison était irrécupérable et qu’elle doit être démolie dans les plus brefs délais en raison d’importants motifs de sécurité.

À cet égard, la recommandation du conseil local du patrimoine (CLP) et le refus d’autoriser la démolition par le Comité des demandes de démolition (CDD) sont incompréhensibles. Nous lançons donc aujourd’hui un appel à la raison aux élus afin que ces derniers rejettent la proposition qui sera débattue au cours des prochaines semaines au conseil municipal, a-t-elle ajouté.

L'extérieur d'une maison délabrée.

Des images de la maison allumette située au 207, rue Notre-Dame-de-l’Île, dans le secteur de Hull

Photo : Radio-Canada / Julien David-Pelletier

Décourageant pour les promoteurs, selon l'APCHQ

Pour sa part, Nicolas Bisson, directeur général de l’APCHQ pour l’Outaouais et pour l'Abitibi-Témiscamingue, a indiqué que les coûts de construction sont très élevés en ce moment et qu’il n’était pas nécessaire d’ajouter un stress supplémentaire sur les épaules des promoteurs.

Pour lui, lorsque les promoteurs se plient à toutes les exigences du Service de l’urbanisme, mais que les décisions ou les recommandations n'ont ni sens ni rationalité, il est normal que les entrepreneurs y pensent à deux fois avant de se lancer dans un projet à Gatineau.

M. Bisson a ajouté que la construction d’une réplique prévue dans le projet est une option réaliste pour restaurer la maison allumette et assurer la pérennité du patrimoine bâti du Vieux-Hull. Elle a été saluée par les experts en préservation du patrimoine et nous invitons le conseil municipal à suivre cette approche pragmatique.

Le devoir démocratique des conseillers, selon Steve Moran

De son côté, le conseiller Steve Moran a souligné que tous les projets soumis au conseil municipal sont traités individuellement, selon les paramètres en vigueur. C’est le devoir démocratique des conseillers d’étudier les dossiers en fonction de la documentation qui les accompagne, selon lui.

M. Moran a ajouté que les décisions prises peuvent ne pas convenir à tous les promoteurs, puisque des projets sont rejetés, mais que les balises sont claires pour le conseil municipal.

Il espère toutefois qu’une évaluation de préservation patrimoniale soit faite dans le cas de la maison allumette du 207, rue Notre-Dame-de-l’Île, avant que le promoteur n’aille de l’avant avec la démolition.

L’ACQ, l’APCHQ et la Chambre de commerce ont déposé une demande afin qu’un représentant du milieu de la construction siège au Comité consultatif d’urbanisme de la Ville.

Rappelons que les promoteurs Construction LaVérendrye et NDI Champlain avaient convoqué la presse la semaine dernière pour faire une visite guidée afin de constater l’état de la maison allumette.

Avec les informations de Marie-Jeanne Dubreuil

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