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Le gouvernement ontarien retire sa loi spéciale hautement controversée

Des manifestants avec des pancartes.

Le syndicat qui représente les travailleurs en éducation a accepté d'arrêter sa grève quand le gouvernement Ford a promis de supprimer sa loi spéciale.

Photo : Radio-Canada / Patrick Louiseize

Radio-Canada

Le gouvernement ontarien a déposé lundi un nouveau projet de loi qui vise à retirer la loi imposant une convention collective aux travailleurs de soutien en éducation et leur interdisant toute grève. Le retrait a été voté à l’unanimité par l’Assemblée législative.

La loi 28 avait soulevé de nombreuses critiques, notamment en raison du fait qu’elle recourt à la disposition de dérogation pour supprimer le droit de grève pourtant inscrit dans la Charte des droits et libertés.

Le projet de loi 35 déposé lundi demande le retrait de cette loi spéciale.

Il doit recevoir la sanction royale pour entrer en vigueur.

La semaine dernière, le gouvernement Ford a proposé de retirer sa loi spéciale à la condition que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) renonce à la grève.

Le syndicat représente 55 000 employés de soutien dans les écoles ontariennes. Les négociations avec le gouvernement ont repris.

Doug Ford a indiqué mardi dernier que son gouvernement avait pour les aides-enseignants, les concierges et les employés administratifs une offre améliorée, particulièrement pour les travailleurs à faible revenu.

Le syndicat compte maintenir la pression

Une délégation représentant le syndicat était présente à Queen’s Park pour s’assurer que la loi soit bel et bien retirée.

Laura Walton, la présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario.

Laura Walton, la présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario.

Photo : Radio-Canada

Le retrait n'induit toutefois pas le soulagement pour les meneurs du mouvement. Ils le voient davantage comme un droit rétabli. La présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario, affilié au SCFP, n’exclut d’ailleurs pas d’en refaire usage.

« On vient tout juste d’avoir à nouveau notre droit de grève et si on en a encore besoin, on l’utilisera. »

— Une citation de  Laura Walton, présidente du Conseil des syndicats des conseils scolaires de l'Ontario

Elle précise néanmoins que l'heure est maintenant aux discussions et à la négociation. Le Syndicat canadien de la fonction publique assure toutefois qu’il ne compte pas reculer dans sa demande.

On ne déclenche pas une grève sans raison, c’est en réponse à quelque chose, souligne Laura Walton.

L’opposition se félicite du recul du gouvernement

Le NPD estime que l’abrogation de la loi spéciale était la seule chose à faire.

Doug Ford n’aurait jamais dû déposer une loi aussi dommageable, qui a imposé un contrat injuste aux travailleurs en éducation, retiré leurs droits et perturbé le maintien des enfants en classe, indique la critique en éducation du parti, Chandra Pasma.

Du côté des verts, le chef du parti abonde dans le même sens.

Une fois encore [Doug Ford] recule face à la pression. C’est la preuve que les efforts populaires fonctionnent, dit Mike Schreiner.

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