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L'édifice du Capitole à Washington est le siège du Congrès américain.

L'édifice du Capitole à Washington, où siège le Congrès américain.

Photo : Getty Images

Agence France-Presse

Le Parti démocrate a remporté samedi le siège qui lui manquait pour conserver le contrôle du Sénat américain, une victoire décisive pour la suite de la présidence de Joe Biden et un échec cuisant pour son prédécesseur Donald Trump.

Quatre jours après les élections de mi-mandat, les médias américains ont déclaré la victoire de la démocrate Catherine Cortez Masto dans l'État clé du Nevada.

La sénatrice sortante a battu de justesse Adam Laxalt, un candidat soutenu par l'ex-président Donald Trump, selon des chaînes de télévision américaines.

Sa réélection porte à 50 sur 100 le nombre d'élus démocrates au Sénat, ce qui permet au parti de Joe Biden de garder la main sur la chambre haute du Congrès. En vertu de la Constitution, la vice-présidente Kamala Harris a en effet le pouvoir de départager les sénateurs.

Les démocrates pourraient encore gagner un siège dans l'État de Géorgie, où un second tour sera organisé le 6 décembre.

Je me sens bien et j'attends avec impatience les deux prochaines années, a réagi M. Biden depuis Phnom Penh, en marge d'un sommet asiatique.

 Catherine Cortez Masto devant un drapeau américain.

La sénatrice démocrate Catherine Cortez Masto, qui représente l'État du Nevada.

Photo : Getty Images / Anna Moneymaker

Les républicains, qui n'ont pas réussi le raz-de-marée escompté lors de ce scrutin traditionnellement défavorable au parti au pouvoir, semblent toutefois en mesure de redevenir majoritaires à la Chambre des représentants.

Ils devraient se servir de leur majorité pour lancer des enquêtes parlementaires sur l'administration de Joe Biden.

Mais sans le Sénat, ils ne pourront pas adopter de lois contraires à ses objectifs, notamment sur l'avortement ou le climat, ni bloquer ses nominations de juges, d'ambassadeurs et de responsables gouvernementaux.

De plus, leur victoire à la Chambre des représentants s'annonce nettement plus courte qu'espérée. La chaîne NBC News projetait samedi matin une frêle majorité de cinq sièges pour les républicains avec 220 élus contre 215 pour les démocrates.

Les résultats de près de 20 scrutins se font toujours attendre, principalement en Californie.

Déception chez les républicains

Portés par une forte inflation, les républicains ont longtemps cru avoir un boulevard devant eux pour reprendre les deux chambres lors de ce scrutin traditionnellement difficile pour le parti au pouvoir.

Leurs résultats décevants font monter l'agitation parmi leurs élus au Congrès, augurant de possibles règlements de comptes.

Dans une lettre révélée par Politico, plusieurs sénateurs trumpistes demandent de reporter le vote prévu la semaine prochaine pour élire leur chef au Sénat, semblant défier le ténor Mitch McConnell, qui souhaite être reconduit à ce poste.

Nous sommes tous déçus qu'une vague rouge ne se soit pas concrétisée, et il existe plusieurs raisons à cela, écrivent-ils en souhaitant ouvrir un débat à ce sujet.

La fin des illusions républicaines pour le Sénat représente un revers pour Donald Trump, qui devrait annoncer mardi sa candidature pour la prochaine élection présidentielle.

Donald Trump crie dans un micro devant un drapeau des États-Unis.

Donald Trump lors d'un rassemblement en Ohio à la veille des élections de mi-mandat aux États-Unis

Photo : Getty Images / Drew Angerer

Déjà, vendredi, les démocrates l'avaient emporté en Arizona, où le sortant Mark Kelly avait battu le républicain Blake Masters, qui avait reçu le soutien appuyé de l'ex-chef d'État et qui n'a toujours pas reconnu sa défaite.

Piqué par ce revers en Arizona, qui s'ajoute à d'autres échecs de ses poulains, le milliardaire républicain a de nouveau crié à la fraude électorale, refusant d'admettre le verdict des urnes, comme il le fait depuis sa défaite à la présidentielle de 2020.

Même si son influence sur le Parti républicain reste indéniable, il sort fragilisé des élections de mi-mandat et semble vouloir agir vite pour couper l'herbe sous le pied de ses rivaux.

Parmi eux figure le gouverneur de Floride Ron DeSantis, réélu triomphalement et nouvelle étoile de la droite dure.

Son succès n'a pas échappé au milliardaire, qui a enchaîné cette semaine piques et moqueries contre celui qu'il surnomme Ron-la-Morale.

Et, hasard du calendrier ou non, mardi sera aussi le jour de la sortie des mémoires d'un autre concurrent possible de Donald Trump, son ancien vice-président Mike Pence.

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