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Cryptomonnaies : le groupe FTX se protège de ses créanciers aux États-Unis

Montage avec le logo de FTX

La plateforme d'échange de cryptomonnaies FTX se place sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

Photo : Reuters / DADO RUVIC

Radio-Canada

Le groupe FTX Trading, qui se spécialise dans le commerce des cryptomonnaies, annonce qu'il se place à l'abri de ses créanciers en vertu du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites.

Au lendemain du retrait de la plateforme d'échange de cryptomonnaies Binance d'un accord visant à racheter son concurrent en difficulté FTX Trading, la direction de FTX a annoncé vendredi matin qu'elle plaçait l'entreprise sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

Les entreprises West Realm Shires Services, Alameda Research – la société de courtage et d'investissement de Sam Bankman-Fried – et 130 autres sociétés affiliées au groupe FTX sont également incluses dans cette mise à l'abri volontaire des actifs de la plateforme américaine de cryptomonnaies.

Selon plusieurs sources citées par Reuters, Alameda Research serait à l'origine des difficultés de FTX, en raison d'une dette avoisinant les 10 milliards de dollars envers la plateforme.

Tous les retraits et les dépôts étaient suspendus vendredi matin sur le site Internet de FTX.

La plateforme d'échanges de cryptomonnaies FTX est en difficulté. Le PDG de l'entreprise Sam Bankman-Fried tente de lever de 8 à 10 milliards $ US. Explications avec Alexandre Roch, professeur en finances à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM.

Dans un communiqué, l'entreprise annonce également que son président-directeur général, Sam Bankman-Fried, est remplacé sur-le-champ par John J. Ray III, qui dirigera désormais l'entreprise restructurée sous la supervision des firmes Alvarez & Marsal et Sullivan & Cromwell.

Hier, la valeur du bitcoin a plongé à son plus bas niveau en deux ans après que Binance eut confirmé les informations et les rumeurs selon lesquelles elle était prête à se retirer de l’accord concernant FTX, conclu entre les PDG des deux plateformes mardi. L’accord était en suspens dans l’attente de la vérification préalable de Binance sur le bilan de FTX.

Photo de Sam Bankman-Fried.

Sam Bankman-Fried est l'un des acteurs vedettes de la scène des cryptomonnaies. Sa fortune était récemment estimée à 17 milliards de dollars.

Photo : via reuters / FTX

Après un premier examen, Binance a déclaré dans un communiqué mercredi que des préoccupations importantes l’avaient finalement convaincue de se retirer de l’accord.

Le désistement de Binance avait forcé le PDG de FTX, Sam Bankman-Fried, à trouver en urgence 9,4 milliards de dollars de capitaux frais pour maintenir l'entreprise à flot.

La fortune de Sam Bankman-Fried, âgé de 30 ans, était estimée par Forbes à environ 17 milliards de dollars il y a seulement deux mois.

Le bitcoin, la plus connue des cryptomonnaies, perdait près de 4 % de sa valeur en matinée à la suite des annonces de FTX.

Risque de pertes au Régime de retraite des enseignants de l'Ontario

Le Régime de retraite des enseignantes et des enseignants de l'Ontario (Teachers) détient 95 millions de dollars de placements sur la plateforme d’échange de FTX.

Selon La Presse canadienne, le RREO affirme avoir investi dans les branches internationale et américaine de FTX par l'entremise de sa plateforme Teachers Venture Growth afin d'obtenir une participation à petite échelle dans le secteur émergent des cryptomonnaies.

Le RREO tient par ailleurs à rassurer ses investisseurs en assurant que toute perte financière sur son investissement dans FTX n'aura qu'un impact limité sur le régime de retraite, car le fonds de placement a été créé par le RREO.

L'investissement représente moins de 0,05 % de son actif net total, ajoute le RREO.

Or, il n'y a pas que le RREO qui a laissé des plumes ces derniers temps sur le marché des cryptomonnaies. La Caisse de dépôt et placement du Québec a également perdu 200 millions de dollars d'investissements dans la cryptobanque Celsius Network, qui s'est elle aussi placée sous la protection de la Loi sur les faillites en juillet dernier.

Un ancien partenaire d’affaires accusait Celsius d’être un stratagème frauduleux à la Ponzi (ou fraude pyramidale) dans une poursuite déposée dans l’État de New York.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et La Presse canadienne

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