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Gesgapegiag réclame plus de volumes de bois pour stimuler son économie

Des billots de bois empilés, à l'orée de la forêt.

Le chef de Gesgapegiag souhaite augmenter les volumes de bois à exploiter sur son territoire.

Photo : Radio-Canada

La communauté mi'gmaw de Gesgapegiag réclame davantage de volumes en matière d'exploitation forestière pour créer de l’emploi.

La moitié de notre population est sans emploi, avance le chef John Martin. Ça fait très mal au cœur.

Il rappelle que les surfaces exploitées se trouvent sur des territoires non cédés.

« Ça fait des décennies qu'on regarde passer les camionneurs et la ressource, camion après camion. Où est notre part là-dedans? »

— Une citation de  John Martin, chef de la communauté de Gesgapegiag
Un camions de bois sur la route.

Le chef de la communauté de Gesgapegiag, John Martin, dit regarder passer les camions de bois sur son territoire alors qu'il ne peut exploiter lui-même la ressource.

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Le chef mentionne que le volume d’exploitation permis est plafonné à environ 13 500 mètres cubes par année depuis au moins dix ans. Idéalement, il aimerait voir ce volume augmenter à 50 000 mètres cubes.

Il croit que cette bonification comblerait un manque criant d’emplois, puisque davantage de travailleurs forestiers pourraient être embauchés sur son territoire. Des entrepreneurs pourraient également lancer leur propre affaire et s'acheter de l'équipement, comme tout le monde, dit-il.

« On ne demande pas plus que d'autres, mais on aimerait ça avoir notre part. On ne reçoit rien, c'est toujours non. »

— Une citation de  John Martin, chef de la communauté de Gesgapegiag

Selon lui, d'autres Premières Nations ont des approches un peu plus agressives, plus directes. Et puis elles ont des résultats, ajoute le chef. Nous, on est quand même assez polis, mais ça ne donne rien.

Le chef de la communauté de Gesgapegiag, John Martin.

Le chef de la communauté de Gesgapegiag, John Martin

Photo : Radio-Canada / Louis Pelchat-Labelle

Il envisage d'adopter des moyens plus coercitifs. On s'en va vers quelque chose qui ne sera pas tellement plaisant. C'est le seul moyen de faire, d'après ce que je peux comprendre. On va aller couper le bois, simplement, envisage le chef.

On ne peut pas seulement faire des shows, danser, puis faire des tounes et des cérémonies. On a besoin de notre pain et de notre beurre aussi, plaide-t-il.

Interpellé jeudi à ce sujet, le ministère des Ressources naturelles et des Forêts n'avait pas encore répondu à notre demande d'entrevue au moment de la publication de ce texte.

D’après le reportage de Louis Pelchat-Labelle

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