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Deux nouveaux fossiles découverts presque intacts à Miguasha

France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguash

France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguasha, précise que les deux plus beaux spécimens, découverts ce été, ne l’ont pas été dans le cadre de fouilles proprement dites.

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

Deux fossiles découverts cet été au parc national de Miguasha fascinent les scientifiques par la qualité de leur état de conservation.

Datant de 380 millions d’années, Plourdosteus canadensis et Quebecius quebecensis ont été préservés dans leur forme en trois dimensions, ce qui est assez rare et très instructif pour les chercheurs.

Plourdosteus canadensis n’est pas exceptionnel, explique France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguasha. On en a déjà en exposition, mais c'est comme le plus beau de cette espèce qui a été trouvé jusqu'à maintenant.

« C'est rare qu'on peut avoir un spécimen observable de part et d'autre comme ça, en trois dimensions. La plupart du temps, il faut le laisser sur sa roche parce qu’il va être trop fragile. »

— Une citation de  France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguasha. 

Ça va sûrement être un spécimen qui va être mis en exposition, ajoute Mme Charest. On travaille fort pour que les gens puissent l'admirer l'été prochain.

Un fossile dans une main.

Le fossile du crâne de Plourdosteus canadensis est presque intact.

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

La scientifique rappelle que tous les fossiles retrouvés à Miguasha sont âgés d'environ 380 millions d'années, une période associée à l'ère du dévonien, qui est une période géologique beaucoup plus ancienne que l’époque des dinosaures, le jurassique.

La plupart des poissons fossilisés retrouvés à Miguasha vivaient tous dans un grand cours d'eau ou un estuaire, une zone où des eaux douces et des eaux salées se mélangeaient.

Ce poisson, on pense que ce n'était peut-être pas un habitant de cet estuaire, qu'il vivait peut-être plus en amont, dans la rivière ou dans la mer, suppose-t-elle. Il était peut-être de passage de temps en temps parce qu'il est vraiment, il est vraiment rare qu'on trouve des beaux morceaux comme ça. Donc, on est vraiment très contents.

La préparation des trouvailles de l'été au Parc national de Miguasha

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • Bon pied, bonne heure!

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Quebecius quebecensis presque intact

Un fossile dans une main.

Datant de 380 millions d’années, la plupart des poissons fossilisés retrouvés à Miguasha vivaient tous dans un grand cours d'eau ou un estuaire.

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

Comme c'est le cas pour Plourdosteus canadensis, Quebecius quebecensis n’est pas le premier découvert à Miguasha, mais c’est aussi le caractère presque intact du fossile qui en fait une pièce précieuse pour le musée.

« Ce qu'il y a de particulier à ce spécimen, c'est qu’il est quasiment complet. On voit vraiment bien que c'est un poisson. »

— Une citation de  France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguasha. 
Des fossiles sur un table avec un livre sur les espèces de poissons qui fréquentaient les falaises de Miguasha, il y a 380 millions d'années.

Le fossile du poisson Quebecius quebecensis a été découvert en excellent état.

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

Il n'est pas tout écrasé comme ça arrive de temps en temps, ajoute Mme Charest.

Selon elle, il arrive que certains poissons aient été ensevelis vivants, dans une coulée de boue sous-marine. Les poissons qui se sont retrouvés capturés là-dedans n’étaient pas en décomposition, c’est ce qui a gardé l'intégrité de la forme du poisson. Il est bien articulé, constate-t-elle. Toutes les écailles sont à la bonne place, les nageoires, tout est là. C'est toujours impressionnant dans ce temps-là quand on en trouve.

Selon France Charest, Quebecius quebecensis sera certainement ajouté à l'exposition.

Trouvés presque par hasard

Un homme au microscope.

Jason Willet est le technicien réparateur. C'est lui qui nettoie les découvertes.

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

France Charest souligne que ces deux spécimens n’ont pas été découverts dans le cadre de fouilles proprement dites. Lorsqu'on fait des fouilles organisées, on choisit un site, on creuse couche par couche pour trouver les fossiles, précise-t-elle.

Mais cette année, raconte-t-elle, on avait un employé qui travaillait à l'accueil, qui était super fasciné et intéressé par les fossiles et il allait souvent marcher au pied de la falaise. C'est lui qui a trouvé les fossiles les plus rares ,cet été. Vincent avait vraiment un talent naturel pour trouver les fossiles.

Un tiroir de rangement avec différents fossiles étalés dans des boîtes.

Le fait de trouver des spécimens bien préservés permet de faire avancer les connaissances

Photo : Radio-Canada / Sarah Gagnon-Piché

France Charest mentionne également que le fait de trouver un spécimen aussi bien préservé permet de faire avancer les connaissances. Plus on a de spécimens, plus on peut aller loin, trouver des petits détails, des choses qui n'ont pas encore été décrites, fait-elle valoir.

Le musée est fermé en hiver, mais l’équipe reçoit des groupes d’étudiants en visite en présence ou virtuelle, et poursuit ses analyses.

« C'est sûr que ça n’intéresse pas des milliers de personnes, mais ce sont vraiment des découvertes d'intérêt pour les paléontologues qui s'intéressent à ce genre de poisson là. »

— Une citation de  France Charest, du service de la conservation et de la recherche au parc national de Miguasha. 

Bien qu’ils appartiennent à des espèces assez rares, les deux spécimens découverts cet été ne détrôneront pas le roi de Miguasha, Elpistostege watsoni. France Charest travaille à plusieurs autres projets, dont celui d’enrichir l’exposition de son trésor, Elpistotege watsoni.

Avec les informations de Sarah Gagnon Piché

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