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Sursis pour les occupants d’un campement de sans-abri sous l’autoroute Ville-Marie

Une tente sous l'autoroute.

Le campement de sans-abri est situé sous l’autoroute Ville-Marie, à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

La vingtaine de sans-abri qui campent sous la partie surélevée de l’autoroute Ville-Marie, à Montréal, obtient un sursis : le ministère des Transports (MTQ), qui devait procéder au démantèlement de leurs installations de fortune jeudi matin, le reporte à une date indéterminée afin de trouver une solution à long terme pour les campeurs.

Environ 25 personnes habitent dans des tentes situées sous la route 136, à la hauteur de l'avenue Atwater. Certaines y vivent même depuis des années, en couple ou avec un animal. Au cours des dernières semaines, elles ont reçu la visite de policiers ou d’agents de la Ville pour les aviser que leur campement serait démantelé le 10 novembre à 9 h.

La raison? Le MTQ effectue des travaux de réfection de six structures aériennes de la route 136, explique Sarah Bensadoun, porte-parole du ministère. Étant donné que c’est une zone qui n’est pas propice à l’habitation et qui ne permet pas de faire les travaux de façon sécuritaire [...] le ministère a avisé les campeurs qu’il était nécessaire de quitter.

Des tentes sous l'autoroute.

Certains vivent dans ce campement depuis des années.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Mais pour la majorité des campeurs, l’avis ne leur laissait que trop peu de temps pour trouver un autre endroit où se loger. Peu de refuges acceptent des couples, de surcroît avec un ou des animaux. La plupart des refuges pour sans-abri sont d’ailleurs déjà surpeuplés à Montréal.

Les refuges pour les couples, c’est compliqué, a ajouté l'un de ceux qui vivent dans le campement. Il faut trouver un endroit à la dernière minute.

Et cette situation inquiète les intervenants, qui estiment que ces campeurs, qui vivent en communauté, pourraient finalement se retrouver isolés, ce qui pourrait augmenter les risques de surdoses mortelles et les problèmes de santé mentale.

Je connais ces gens depuis des années, ils ne s’adaptent pas facilement aux programmes, souligne le directeur général de l’organisme Résilience Montréal, David Chapman. Ni aux programmes de logement ni même aux maisons d’accueil.

Une vingtaine de sans-abris ont obtenu un sursis aujourd'hui, à Montréal. Ils ont un campement sous une section de l'autoroute Ville-Marie, près d'un chantier du ministère des Transports. Reportage de Mathieu Prost.

Repoussé à une date ultérieure inconnue

Mercredi, à la veille de la date prévue pour le démantèlement, le MTQ semblait avoir entendu ces préoccupations. La décision de demander aux campeurs de quitter a été reportée à une date ultérieure, a déclaré Sarah Bensadoun. L’objectif étant de permettre, voire d’aider, les campeurs à trouver une solution de rechange à long terme.

Le MTQ dit travailler avec ses partenaires dans ce dossier : la Sûreté du Québec, le Service de police de la Ville de Montréal, la Ville de Montréal et des organismes communautaires.

De l'aide a aussi été demandée au ministère de la Santé et des Services sociaux. Le MTQ n’a pas d’expertise pour la relocalisation des campeurs, a admis Mme Bensadoun.

La nouvelle date du démantèlement du campement n’a pas encore été établie, mais le MTQ assure que ceux qui y vivent en seront avisés dès que possible.

Avec les informations de Camille Feireisen et Mathieu Prost

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