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Selon Lafrenière, des Hells Angels sont dans des communautés autochtones nord-côtières

Panneau d'arrêt avec une femme qui marche dans la rue

La construction d'un nouveau poste de police à Mani-utenam cet automne fait partie de la stratégie du ministre. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Radio-Canada

Le ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, Ian Lafrenière, dit être tombé sur des membres du crime organisé lors son passage sur la Côte-Nord. Il entend d'ailleurs lutter contre la présence de ces groupes dans les communautés autochtones au cours de son nouveau mandat.

Lors de sa tournée sur la Côte-Nord, Ian Lafrenière dit être tombé face-à-face avec des membres du groupe criminalisé des Hells Angels.

« J’ai eu le malheur d’arriver face-à-face avec des membres du crime organisé. Et je vais vous dire, pour moi ça a été un choc. [...] On parle de nos "amis" les Hells Angels. »

— Une citation de  Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit

De les voir très présents sur la Côte-Nord, sur la Basse-Côte-Nord, ça m’a vraiment choqué. Dans mes discussions avec les chefs, avec les grands chefs, avec les membres des communautés, je me suis rendu compte qu’ils étaient super présents, ajoute-t-il.

Un  homme avec un drapeau du Québec.

Le ministre Ian Lafrenière a été réélu dans la circonscription de Vachon pour un second mandat lors des élections du 3 octobre dernier. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Celui qui a occupé la fonction de policier durant 26 ans explique que le crime organisé utilise généralement des stratégies de désensibilisation, et ses membres font des opérations de relations publiques.

Cette incursion du crime organisé dans les communautés autochtones de la Côte-Nord se fait de manière insidieuse, selon les dires du ministre. Les membres en question vont investir dans la communauté et tranquillement, ils vont s’installer, dit Ian Lafrenière.

Lutte au crime organisé dans les communautés autochtones

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • Boréale 138

Boréale 138,  ICI Première

Malgré nos demandes d’entrevue, il nous a été impossible de parler aux chefs des communautés autochtones de la Côte-Nord, à l’exception de Jean-Charles Piétacho et de Bryan Mark. Aucun des deux n’a été en mesure de confirmer la présence de Hells Angels sur leur territoire.

C’est sûr que de mon côté, à Unamen Shipu, je peux pas confirmer qu’il y a une présence du crime organisé. [...] Mais je peux confirmer que la vente de stupéfiants, la vente d’alcool, ça c’est un fléau très présent dans ma communauté. Ça, je peux l'affirmer, souligne le chef de la communauté d’Unamen Shipu, Bryan Mark

Le service de police de Uashat mak Mani-utenam n’a pas répondu à la demande d’entrevue de Radio-Canada.

Les élus de la nation innue du Québec sont présentement réunis dans le cadre d’un Sommet à Lac-Beauport.

Un travail sur plusieurs fronts

Le ministre Ian Lafrenière entame un second mandat de quatre ans, à titre de ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit. En juin dernier, il affirmait vouloir prioriser la lutte au crime organisé dans les communautés autochtones.

La stratégie du ministre comporte trois volets. L’ancien porte-parole du SPVM explique qu’il doit d'abord y avoir une présence sur le terrain. Cette présence doit toutefois tenir compte des particularités et des besoins locaux.

Ce qu’on ne veut pas faire au Québec, c’est du mur-à-mur. On veut que ça reflète la réalité régionale, explique-t-il. Ce premier volet entend donc soutenir les communautés et offrir les outils pour y arriver.

Le second axe consiste à obtenir de l’information sur les membres de ces réseaux et sur les activités qu'ils mènent. Ian Lafrenière précise que la Sûreté du Québec est leader en matière de renseignements criminels.

Finalement, le troisième et dernier volet consiste à faire de la prévention, c’est-à-dire parler de la réalité et donner des alternatives dans les communautés, dit Ian Lafrenière. Le ministre explique qu’il peut s’agir d’activités sportives ou artistiques, et que l’important est en fait de donner des solutions aux jeunes.

Avec les informations de Lambert Gagné-Coulombe

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