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Meta, société mère de Facebook, supprime 11 000 emplois

Un téléphone affiche le logo de Facebook.

Meta, la société mère de Facebook, a fait d'importantes suppressions d'emplois le 9 novembre.

Photo : Associated Press / Michael Dwyer

Radio-Canada

Le couperet tombe du côté de Meta, société mère de Facebook et propriétaire d'Instagram et de WhatsApp. L’entreprise californienne supprime plus de 11 000 emplois, ce qui représente 13 % de son personnel.

C'est l'un des plus grands licenciements collectifs dans une société technologique cette année.

Je veux assumer la responsabilité de ces décisions et de la façon dont nous en sommes arrivés là. Je sais que c'est difficile pour tout le monde, et je suis particulièrement désolé pour ceux qui sont touchés, a dit le patron de l'entreprise, Mark Zuckerberg.

Meta, qui comptait quelque 87 000 employés dans le monde fin septembre, lutte contre la flambée des coûts et la faiblesse du marché de la publicité.

Le titre de Meta connaît d'ailleurs une année pénible à la bourse NASDAQ. Il a chuté de 71,5 % depuis le 1er janvier et a fait état de performances financières décevantes au troisième trimestre avec un net recul de son chiffre d'affaires et une stagnation de son nombre d'utilisateurs. Mark Zuckerberg avait alors annoncé que les effectifs de son groupe pourraient diminuer.

Meta ne précise pas dans l'immédiat la répartition géographique des suppressions d'emplois.

Il a cependant déjà été annoncé que les employés licenciés aux États-Unis recevront 16 semaines de salaire de base et deux semaines supplémentaires de salaire pour chaque année de service. L'entreprise couvrira leur assurance maladie pendant 6 mois.

« C'est un triste moment et il n'y a pas moyen de contourner cela. À ceux qui partent, je tiens à vous remercier encore une fois pour l'ensemble de vos contributions. »

— Une citation de  Mark Zuckerberg, PDG de Meta

Le PDG de Meta souligne notamment des prédictions du marché erronées au début de la pandémie de COVID-19. « Le monde entier s'est rapidement retourné vers le web et l'essor du commerce en ligne a entraîné une croissance démesurée des revenus. Plusieurs ont prédit que ce serait une croissance permanente qui irait au-delà de la pandémie. »

« J'y ai aussi cru, alors j'ai pris la décision d'augmenter nos investissements de manière considérable. Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme je le pensais. »

— Une citation de  Mark Zuckerberg, PDG de Meta

Meta, qui procède à sa première restructuration en 18 ans d'histoire, prévoit réduire ses dépenses discrétionnaires et prolonger son gel d'embauches jusqu'au premier trimestre.

Une tendance dans le secteur technologique

Les temps ont déjà été meilleurs pour les entreprises du secteur technologique. Twitter a annoncé la semaine dernière la suppression de 50 % des emplois du groupe dans le monde, soit environ 7500 personnes, à la suite du rachat de l'entreprise par Elon Musk.

Deux sociétés de la Silicon Valley, Stripe et Lyft, ont aussi fait part de licenciements de grande ampleur la semaine dernière, tandis qu'Amazon a gelé les embauches dans ses bureaux.

Fin août, Snap, la maison mère de l'application Snapchat, a ainsi supprimé environ 20 % de ses effectifs, soit plus de 1200 employés.

La pandémie, qui a propulsé les entreprises technologiques et leur valorisation en bourse, s'est transformée en crise cette année dans un contexte inflationniste et de hausse des taux d'intérêt dans plusieurs pays.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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