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Les arts et l’école célèbrent l’immigration francophone

Groupe de personnes rassemblées autour d'un tableau.

La classe de 7e année de l'école Lacerte s'est réunie autour de leur oeuvre en compagnie de leur enseignante, Asma Zennati et de l'artiste peintre, Xavier Mutshipayi. L'oeuvre intitulée "Bienvenue" sera accrochée dans l'entrée de l'école.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Dans le cadre de la Semaine nationale de l'immigration francophone, l’école Lacerte a inauguré une œuvre d’art réalisée par des élèves de la 7e année avec l’aide de l’artiste peintre Xavier Mutshipayi. Cette œuvre répond à plusieurs objectifs, dont celui de sensibiliser les élèves à l’immigration.

C'était un long processus, mais très intéressant parce qu' il fallait que je puisse comprendre comment les enfants conçoivent et comprennent l'immigration, rapporte l’artiste peintre.

L’objectif de ce travail collectif était d’expliquer, entre autres, les différents types d’immigration qu’il existe et de sensibiliser aux questions de l'immigration.

Quand 20 personnes comprennent l'immigration de manière positive, c’est une bonne façon de propager l’information, explique-t-il.

Homme debout devant une toile.

L'artiste Xavier Mutshipayi a accompagné les enfants de 7e année de l'école Lacerte dans la réalisation d'une oeuvre sur le thème de l'immigration.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

L'art permet de véhiculer un message important et permet de changer la conception, de voir les choses et de garder un esprit positif, conclut l’artiste.

Les arts comme outil pédagogique aux savoirs fondamentaux

Ce projet artistique s’inscrit également dans une recherche-action menée par le Bureau de l'éducation française.

Cette étude de terrain permet au Bureau de mieux connaître les perspectives des enseignants et des élèves sur les arts dans la salle de classe.

Pour la conseillère en éducation artistique au Bureau de l'éducation française, Julie Mongeon-Ferré, l’objectif de cette recherche est d’amener les arts à collaborer avec les autres disciplines pour faciliter les enseignements.

« On cherchait à établir une collaboration entre un artiste et les écoles. »

— Une citation de  Julie Mongeon-Ferré, conseillère en éducation artistique au Bureau de l'éducation française

Trois divisions scolaires, incluant la DSFM, font partie de ce vaste programme, dont l’école Lacerte.

Enseignante de 7 e année, Asma Zennati s’est ainsi portée volontaire pour travailler sur cette œuvre qui, pour elle, participe à faire en sorte que les jeunes apprennent en s'amusant et apprennent justement par les arts.

Toile qui représente un hall d'aéroport avec des personnes qui circulent.

Détails de l'œuvre intitulée « Bienvenue ».

Photo : Radio-Canada / Mathilde Gautier

Pour l'artiste Xavier Mutshipayi, la lumière orange symbolise l'espoir.

« Cela peut être une lumière pour beaucoup, ça peut être aussi quelque chose de difficile, mais le plus important, c'est qu'il y a de l’espoir parce que le Canada est un pays où il y a la paix. »

— Une citation de  Xavier Mutshipayi

Asma Zennati, elle-même ayant immigré au Canada il y a quatre ans, témoigne d’une expérience très positive.

J'étais vraiment éblouie et puis fascinée par tout ce que les élèves pouvaient avoir comme idée et être si créatifs, s’enthousiasme-t-elle.

On a fait des remue-méninges. Les jeunes ont fait des recherches sur Internet, ont choisi leurs photos, des photos qui illustrent ce que signifie l'immigration pour eux, rapporte Asma Zennati.

« On va garder ce tableau ici, c'est très symbolique. Notre école est multiculturelle et inclusive. »

— Une citation de  Asma Zennati, enseignante à l'école Lacerte.

L’enseignante poursuit en expliquant que les échanges ont permis de comprendre que les immigrants viennent dans une terre d'accueil pour essayer de chercher une qualité de vie, de contribuer à l'économie du pays, d'en faire partie, de participer à toutes les activités qui sont en lien pour pouvoir avancer de l'avant et puis être de bons citoyens.

Il s’agit d’un travail inclusif qui a inclus tous les élèves et qui leur a permis justement de s'exprimer, d'exprimer leur opinion et de toucher du doigt ce qu'on veut faire ici à notre école et à la DSFM… cette construction linguistique, identitaire et communautaire, explique l’enseignante.

Un des élèves, Joël George, confie que l’expérience est elle aussi très positive pour lui. J'ai appris que peu importe la couleur de ta peau, ta religion ou la langue que tu parles, on est tous les mêmes.

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