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La faune nord-ontarienne s’épanouit grâce au faible nombre de feux de forêt cette année

Un feu de forêt.

Le feu Timmins 1 a été le plus important de la saison en Ontario. (Archives)

Photo : Ministère du Développement du Nord, des Mines, des Richesses naturelles et des Forêts

Chris St-Pierre

L'an 2022 aura été remarquablement inactif en matière de feux de forêt en Ontario. Ce calme relatif a grandement aidé les forêts brûlées l'an dernier et la faune qui les occupe.

L'agente d'information sur les feux de forêt du ministère des Richesses naturelles et des Forêts (MRNF) Isabelle Chenard indique que les grandes précipitations ont notamment permis de régénérer différentes composantes de la forêt et l’habitat de certains animaux.

Les conditions météorologiques favorables ont grandement réduit les risques de feu, ce qui a permis de renouveler l'écosystème.

Portrait d'Isabelle Chenard dans son uniforme

L'agente d'information sur les feux de forêt du ministère des Richesses naturelles et des Forêts, Isabelle Chenard

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Il y a le pic à dos noir, qui prolifère dans les forêts qui ont été affectées par les feux en raison de l’abondance d’insectes qu’il y a dans ces environnements-là. Il y a aussi le caribou, surtout dans le Nord-Ouest de l’Ontario, où [les feux] régénèrent les pousses de végétation, raconte Mme Chenard.

Cependant, l’écart entre les saisons faibles en activité s’élargira en raison des changements climatiques, selon Chelene Hanes, chercheuse scientifique spécialisée en feux de forêt du Service canadien des forêts.

Il va y avoir plus de feux. Nous le constatons surtout en ce moment dans l’ouest du pays, dit-elle.

« En Ontario, nous prédisons qu’il y aura plus d’averses, mais éventuellement, l’augmentation de la température prendra le dessus. »

— Une citation de  Chelene Hanes, chercheuse scientifique du Service canadien des forêts

En 2022, ce sont justement ces précipitations qui ont fait davantage de dégâts, surtout dans le nord-ouest et le sud de la province.

Demeurer aux aguets

Malgré le peu d’activité cette année, qui a permis à l’Ontario d’envoyer de l’aide dans plusieurs régions du pays aux prises avec des incendies forestiers, la province doit rester prête à tout.

La capacité de réponse de l’Ontario a ses limites, souligne Mme Hanes. 

« Il y a eu des années où nous avons eu besoin d’appeler des équipes de l’Afrique ou du Mexique, puisque nous ne pouvions pas gérer la demande à l’échelle nationale. Ce sera toujours un problème. »

— Une citation de  Chelene Hanes, chercheuse scientifique du Service canadien des forêts

Il s’agira d’autant plus d’un problème à l’avenir puisque, selon la chercheuse, les saisons sont de plus en plus longues.

Mmes Chenard et Hanes rappellent que la gravité d’une saison de feux de forêt est imprévisible.

En matière de feux de forêt, seuls les résidents de Shining Tree, située sur la route 560 entre Timmins et Sudbury, ont été déplacés cette saison pendant quelques jours.

C’est très influencé par les tendances météorologiques actuelles, estime l’agente du MRNF

Elle travaille déjà à lancer une campagne de recrutement afin de préparer les équipes ontariennes pour la prochaine saison de feux de forêt.

La nouvelle norme

Malgré le calme relatif des derniers mois, les experts préviennent qu’il ne faut pas s’attendre à ce qu’une telle saison se reproduise l’an prochain.

D’après les tendances, les saisons calmes surviennent à intervalles de quelques années. Mme Chenard indique que les plus récentes sont celles de 2004, 2008 et 2014.

Il y a eu un petit peu plus de feux [ces années-là], autour de 300 à 400, mais le nombre d’hectares brûlés était plus bas que cette année, dans les 1300 à 1600 hectares, indique-t-elle.

En date du 1er novembre, soit la fin de la saison 2022, il n’y a eu que 268 incendies, soit 88 % de moins que l’an dernier, et 2517 hectares brûlés.

Une superficie record de forêt a été la proie des flammes en 2021, ce qui a forcé plusieurs collectivités à évacuer, surtout en raison de la fumée.

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