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Le directeur général de TREQ quitte son poste

Un avion s'apprête à sortir d'un hangar.

Aucun avion aux couleurs de TREQ n'a encore volé dans le ciel québécois.

Photo : Vidéo de promotion de TREQ

Andréanne Larouche

La coopérative aérienne TREQ traverse une zone de turbulence. Radio-Canada a appris que le projet a perdu l'un de ses fondateurs, Serge Larivière, qui en était le directeur général.

Serge Larivière a quitté son poste de directeur général au cours des derniers mois. Le président de l'aéroport international de Mont-Tremblant était pourtant l'un des fondateurs des projets.

C'est sûr que la décision de Québec de ne pas soutenir TREQ, ça peut avoir découragé certaines personnes, dont M. Larivière, admet le président de TREQ, Éric Larouche. En plus, le signal qu'on recevait de certains acteurs est qu'ils nous disaient que ça allait bien... Quand tes attentes sont élevées et que tu te fais dire non, pour certains, ça peut être plus décourageant.

Deux membres du conseil d'administration ont aussi décidé de se retirer. Ils seront remplacés lors de l'assemblée générale annuelle prévue en novembre. Les 14 000 membres de TREQ y seront convoqués.

Perte du financement fédéral

Il faut dire que TREQ a du plomb dans l'aile. La coopérative a perdu son financement fédéral de 3,4 M$ provenant de DEC Canada, qui venait à échéance en mars dernier.

De son côté, Québec a plutôt choisi de miser sur des billets d'avion à 500 $ pour des vols régionaux. Encore récemment, le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon, se montrait peu ouvert à soutenir TREQ.

On n'a effectivement pas été très actifs durant la campagne électorale et c'était volontaire, reconnaît Éric Larouche. On connaissait déjà la position du gouvernement actuel. De le marteler encore, on jugeait que ce n'était pas pertinent d'en rajouter. On préférait attendre, explique-t-il.

Un homme sourit à la caméra.

Éric Larouche est propriétaire de RL Énergies, de l'Hôtel Chicoutimi et de l'Auberge des îles à Saint-Gédéon.

Photo : Radio-Canada

L’homme d’affaires saguenéen entend poursuivre ses démarches pour convaincre Québec que TREQ représente la meilleure solution pour offrir des vols à prix abordables.

Ce qu'on entend présentement, c'est que les billets à 500 $, ça ne donne pas les résultats escomptés. Alors, est-ce qu'on est à l'étape de se reposer des questions? Est-ce qu'il y a d'autres actions à poser pour être en mesure de bien répondre aux besoins du Québec en matière de transport aérien? Eh bien, TREQ est encore là, poursuit-il.

Le président et fondateur de TREQ n'a pas l'intention de tirer un trait, malgré les embûches.

Je suis un entrepreneur et des projets, j'en ai fait qui ont pris un an, j'en ai fait qui ont pris 10 ans, j'en ai fait qui ont pris 15 ans. Moi, je pense que TREQ, c'est une bonne idée pour l'économie québécoise, pour les citoyens du Québec. On va continuer de le dire haut et fort et on verra où ça va nous mener, conclut Éric Larouche.

Quant à l'ex-directeur général, Serge Larivière, il n'a pas donné suite aux appels de Radio-Canada pour commenter les raisons de son départ.

Avec la collaboration de Michel Gaudreau

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