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Twitter licencie environ 50 % de son personnel dans le monde

Elon Musk, en complet, regarde par-dessus son épaule.

Le nouveau dirigeant de Twitter, Elon Musk.

Photo : Getty Images / Dimitrios Kambouris

Agence France-Presse

Rachetée par Elon Musk la semaine dernière, l'entreprise californienne Twitter, pour laquelle travaillaient près de 7500 personnes à la fin du mois d'octobre, a entamé une vague de licenciements au niveau mondial et a annoncé la fermeture temporaire de ses bureaux.

Pour aider à assurer la sécurité de chaque membre du personnel ainsi que celle des systèmes et des données de Twitter, nos bureaux seront temporairement fermés, et tous les accès par badge seront suspendus, a indiqué l'entreprise californienne jeudi dans un courriel interne consulté par l'Agence France-Presse (AFP).

Le message indique aux personnes salariées qu'elles seront informées par courriel si leur emploi est supprimé ou non, sans préciser le nombre de postes touchés.

En milieu d'après-midi, Elon Musk a confirmé qu'environ 50 % de la masse salariale du groupe serait touchée par les licenciements en cours, selon un document interne consulté par l'AFP vendredi.

Comme annoncé plus tôt aujourd'hui, Twitter réduit ses effectifs afin d'améliorer la santé de l'entreprise. Ces décisions ne sont jamais faciles, et c'est avec regret que nous vous écrivons pour vous informer que votre poste à Twitter est touché. Aujourd'hui est votre dernier jour de travail [...], indique l'un de ces courriels.

Dès sa prise de pouvoir, le milliardaire avait dissous le conseil d'administration de Twitter, congédié le directeur général ainsi que d'autres cadres.

Des réactions en ligne

Peu après l'annonce des licenciements à l'interne, des membres du personnel de Twitter ont utilisé le réseau social pour annoncer la suppression de leur poste, parfois à l'aide des mots-clics #LoveWhereYouWork (Aime ton lieu de travail) et #OneTeam (Une seule équipe).

Ça a déjà commencé? Bonne veille de licenciements, lançait ainsi jeudi soir Rumman Chowdhury, qui se présente sur LinkedIn comme la directrice de l'éthique en apprentissage artificiel de Twitter. Elle a accompagné sa publication d'une capture d'écran montrant que l'accès à sa messagerie professionnelle lui était refusé.

Toutes mes pensées, mon respect, mon énergie et mon amour aux tweeps (surnom des membres du personnel de Twitter) du monde entier aujourd'hui. Nous avons construit ensemble l'application la plus incroyable de la planète, a pour sa part écrit vendredi Damien Viel, le directeur général de Twitter France.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, cinq des personnes fraîchement licenciées ont déposé un recours collectif contre l'entreprise au motif qu’elles n'avaient pas reçu le délai de préavis de 60 jours requis par la loi américaine en cas de licenciements massifs (Warn Act), selon le texte de la plainte consulté par l'AFP.

Un lourd endettement

Pour financer son rachat à 44 milliards de dollars américains (60 milliards de dollars canadiens), l'entrepreneur milliardaire a lourdement endetté la société dont la santé financière était déjà fragile. L’entreprise a enregistré un déficit important aux deux premiers trimestres de l'année.

Elon Musk a ainsi contracté des emprunts d'un montant de 13 milliards de dollars américains (17,5 milliards de dollars canadiens), qui devront être remboursés par Twitter et non par le patron de Tesla.

Il a également cédé pour environ 15,5 milliards de dollars américains (20,9 milliards de dollars canadiens) de ses actions du constructeur de voitures électriques en deux vagues, en avril et en août, et adossé des prêts d'une valeur de 12,5 milliards de dollars américains (16,8 milliards de dollars canadiens) à ses titres Tesla.

Des idées pour la rentabilité

L'une des principales idées avancées par Musk pour générer des revenus est un abonnement à 8 $ US par mois (environ 11 $ CA) permettant aux utilisateurs et utilisatrices de faire certifier leur compte, de voir moins de publicité et de bénéficier de divers avantages.

Cette annonce a suscité de nombreuses critiques et de la circonspection, notamment parmi les personnes bénéficiant déjà d'un compte authentifié.

Vendredi, Elon Musk a imputé la chute des revenus de Twitter à un groupe d’activistes ayant fait pression sur les publicitaires alors que rien n'a changé avec la modération des contenus et que [tout a été] fait pour apaiser les activistes.

C'est vraiment n'importe quoi! [Ces activistes] essaient de détruire la liberté d'expression en Amérique, a ajouté le bouillonnant quinquagénaire.

L'homme d'affaires doit en effet faire face à l'inquiétude des publicitaires, qui s'interrogent sur les risques d'un assouplissement de la modération des contenus.

Des groupes se dissocient

Plusieurs groupes ont déjà décidé de suspendre leurs dépenses publicitaires sur Twitter, dont le géant américain de l'agro-industrie General Mills, le constructeur automobile américain General Motors (GM) et son concurrent allemand Volkswagen.

Twitter ayant annoncé la révision de ses lignes directrices liées à la sécurité des marques, le groupe Volkswagen a recommandé à ses marques de suspendre leurs activités payantes sur la plateforme jusqu'à nouvel ordre, a confirmé vendredi à l'AFP le groupe de Wolfsburg.

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