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Les Territoires du Nord-Ouest à la recherche d’immigrants francophones

Enseigne dans une fenêtre indiquant, en anglais, que le restaurant a des heures d'ouverture restreintes à cause d'une pénurie de personnel.

Les heures sont réduites au restaurant Main Street Pizza, à Yellowknife, en raison d'une pénurie de personnel.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Une délégation francophone des Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.) se rendra en France et au Maroc du 17 au 23 novembre pour faire la promotion du Grand Nord et attirer du personnel immigrant, en forte demande dans la région.

Le Conseil de développement économique des T.N.-O. (CDETNO) sera accompagné pour la première fois par le Réseau en immigration des T.N.-O. (RIFTNO) lors de la tournée Destination Canada Forum Mobilité.

Ce forum a pour but de combler les besoins en main-d'œuvre avec des talents internationaux et de renforcer les communautés francophones en milieu minoritaire à travers le Canada, indique le communiqué diffusé par le CDETNO, le RIFTNO et la Fédération franco-ténoise.

Abby Schelew, la coordonnatrice du RIFTNO, aura pour mandat de faire la promotion de la vie en français aux T.N.-O. aux personnes intéressées à Paris et à Rabat.

Personne avec foulard autour du cou et boucles d'oreille en perles, le 28 octobre 2022 à Yellowknife.

Abby Schelew est la coordonnatrice du Réseau en immigration francophone des Territoires du Nord-Ouest (RIFTNO).

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

J'ai envie de promouvoir la vie en français ici, aux Territoires du Nord-Ouest, la communauté franco-ténoise et tous les organismes francophones faisant partie de l'expérience ici dans le Nord, explique-t-elle.

Le CDETNO, de son côté, fera du recrutement de travailleurs sur place et présentera des offres d’emploi. Abby Schelew croit que l’apport des immigrants francophones est une richesse tant pour la communauté francophone que pour la communauté anglophone des Territoires du Nord-Ouest.

Une enseigne devant un immeuble souhaite la bienvenue en différentes langues.

Le Centre de développement économique des Territoires du Nord-Ouest (CDETNO) fait partie de la délégation qui se rendra en France et au Maroc en novembre 2022.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Si on prend des gens d'ailleurs qui ont déjà beaucoup d'éducation, ça va bonifier ce qu'on peut offrir ici, puisque pour l'instant, il y a des entreprises qui ont fermé ou qui sont sur le point de fermer parce qu'elles n'ont pas de main-d'œuvre, dit-elle.

Main-d'oeuvre recherchée

La réalité du manque de personnel dans le Nord touche Yousry Abdelmegid de près.

L’entrepreneur d’origine égyptienne qui habite à Yellowknife depuis 26 ans et y possède deux restaurants, passe beaucoup de temps à chercher des employés ici comme à l’étranger, souvent sans succès.

Il a dû réduire les heures d’ouverture de son restaurant, Main Street Pizza, car seulement trois employés y travaillent en cuisine, tandis qu’un autre assure la livraison. Souvent, Yousry Abdelmegid doit lui-même s’occuper des clients et de l’entretien, car les employés ne se présentent pas toujours pour leur quart de travail.

Personne avec chemise et cravate debout dans une cuisine avec une tomate dans la main, le 28 octobre 2022, à Yellowknife.

Propriétaire de deux restaurants à Yellowknife, Yousry Abdelmegid peine à trouver des employés.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

J’ai toujours des annonces pour trouver des travailleurs, mais je ne reçois jamais de candidatures. Il y a beaucoup de compétition avec les autres provinces canadiennes, avec les mines, avec le gouvernement, avec les grosses compagnies. Pour nous, c’est trop difficile, raconte-t-il.

Durant la dernière année, il a fait venir quatre employés de l’étranger, qui sont tous repartis après seulement quelques mois à Yellowknife.

Il y a des personnes qui viennent ici pour avoir leurs papiers d’immigration. Ils quittent Yellowknife dès qu’ils ont reçu leurs documents officiels, explique Yousry Abdelmegid. Les immigrants préfèrent Toronto, Vancouver ou Calgary. Personne ne veut rester ici en permanence, ou deux ou trois ans, non.

Il ajoute que le processus d’embauche à l’étranger est complexe et qu’il n’est pas rare qu'une ou deux années s’écoulent avant que le candidat choisi ne puisse arriver en sol ténois.

Résigné et fatigué de chercher, il a récemment mis en vente son restaurant Main Street Pizza.

Bâtiment avec porte et fenêtre à l'avant, et enseigne qui indique Main Street Pizza.

Le restaurant Main Street Pizza, à Yellowknife, a été mis récemment en vente par son propriétaire, qui a de la difficulté à trouver des employés.

Photo : Radio-Canada / Julie Plourde

Comment développer un sentiment d’appartenance avec le Nord?

Abby Schelew reconnaît que l'intégration des immigrants dans une région isolée peut parfois être difficile.

« L'intégration sociale, c'est vraiment l’une des raisons principales qui expliquent pourquoi les gens restent. S'ils ne tissent pas de grands liens ici, s'ils ne sentent pas qu’ils appartiennent à la communauté, ils ne vont pas rester. »

— Une citation de  Abby Schelew, coordonnatrice du Réseau en immigration des Territoires du Nord-Ouest

En France et au Maroc, elle compte bien faire la promotion des Territoires du Nord-Ouest avec transparence. C’est génial, les Territoires du Nord-Ouest, mais il y a aussi d’autres aspects qui sont plus difficiles, dit-elle. C'est important d’être transparent et d’en parler avec les candidats.

Le RIFTNO est d’ailleurs en train de préparer un plan stratégique basé sur des données recueillies par un chercheur qui s’est penché sur ce que vivent des immigrants à leur arrivée aux Territoires du Nord-Ouest, explique Abby Schelew.

« Ça [ce rapport] va nous aider à répondre à cette question-là, quand on va recruter du monde : qu'est-ce qui va les attirer ou comment peut-on promouvoir les T.N.-O. de manière efficace et réussie, par exemple. »

Bannière promotionnelle avec le texte : Explorez les histoires du Grand Nord, ICI Grand Nord

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