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L’exportation des céréales reprend en Ukraine, tandis que le G7 veut en faire plus

Un cargo en mer Noire.

Depuis août, plus de 400 navires transportant du blé ou d'autres produits du genre ont quitté la mer Noire vers le reste du monde.

Photo : Reuters

Agence France-Presse

Les exportations de céréales ont repris jeudi matin depuis les ports ukrainiens, après le retour de la Russie dans l'accord sur un couloir humanitaire, le G7 s'engageant de son côté à empêcher Moscou « d'affamer » et de faire « mourir de froid » les Ukrainiens cet hiver.

Dans le même temps, l'AIEA a affirmé jeudi n'avoir décelé à ce stade aucun signe d'activités nucléaires non déclarées dans trois lieux inspectés à la demande de Kiev, accusé par Moscou d'avoir effacé les preuves de préparation d'une bombe sale.

À la mi-journée, sept cargos transportant un total de 290 102 tonnes de céréales et produits agricoles transitent par le couloir humanitaire en vertu de l'Initiative pour les céréales ukrainiennes en mer Noire, a confirmé la délégation de l'ONU au Centre de coordination conjointe (JCC) à Istanbul, chargé de superviser l'accord international.

Les exportations alimentaires ukrainiennes ont atteint jeudi 10 millions de tonnes grâce à l'Initiative de la mer Noire, s'est réjoui le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, appelant à renouveler cet accord céréalier qui réduit les risques de faim dans le monde.

La Russie a repris mercredi sa participation à cet accord, signé en juillet sous l'égide de l'ONU et de la Turquie, sur les exportations de céréales et autres produits agricoles, estimant avoir reçu des garanties de Kiev sur la démilitarisation du couloir humanitaire sécurisé en mer Noire.

Plus de 400 navires depuis août

Selon le ministère turc de la Défense cité par l'agence officielle Anadolu, 426 bateaux ont déjà suivi ce trajet sécurisé depuis le 1er août.

Les États-Unis se sont félicités, comme l'ONU, de ce dénouement, et ont salué le rôle de la Turquie, mais ont souligné que l'accord céréalier devait maintenant être reconduit au-delà de la date limite prévue du 19 novembre.

Avant de décider de continuer, il sera nécessaire de procéder à une évaluation, a toutefois prévenu le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Une haute responsable de l'ONU impliquée dans les négociations, Rebeca Grynspan, a quant à elle dit son espoir que l'accord soit prolongé.

D'autant que les négociations sur un autre sujet épineux, le déblocage des exportations d'engrais russes, ont fait, selon elle, d'importants pas en avant même s'il reste encore du chemin à faire.

Une avancée sur ce plan pourrait sans doute faciliter les choses.

Moscou avait suspendu samedi sa participation à l'accord céréalier après une attaque menée avec des drones marins contre sa flotte basée dans la rade de Sébastopol, en Crimée annexée.

L'armée russe a accusé l'Ukraine d'avoir mené cette opération, qui a touché au moins un bâtiment militaire russe, avec l'aide d'experts britanniques et en utilisant le couloir maritime réservé aux exportations de céréales.

La Russie a d'ailleurs convoqué jeudi l'ambassadrice britannique à Moscou afin de lui signifier que de telles actions hostiles par le Royaume-Uni risquent de mener à une escalade de la situation qui pourrait avoir des conséquences imprévisibles et dangereuses, a déclaré la diplomatie russe dans un communiqué. Londres nie toute implication.

Face à la guerre, la Suisse a invoqué sa neutralité pour interdire à l'Allemagne d'envoyer en Ukraine les munitions de fabrication suisse destinées aux chars de défense antiaérienne que Berlin veut livrer à Kiev. À l'inverse, le parlement bulgare a décidé jeudi d'aider militairement l'Ukraine par l'envoi d'armes, après des tergiversations liées à la proximité historique du pays avec la Russie.

Réseau énergétique mis à mal

Les pays du G7, réunis à Münster en Allemagne, ont eux dénoncé les méthodes perfides de la Russie dans sa façon de mener la guerre, en essayant d'affamer, d'assoiffer ou de faire geler les gens en attaquant des infrastructures civiles et devraient examiner des moyens de continuer à soutenir l'Ukraine, selon des sources diplomatiques.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que les frappes russes avaient endommagé 40 % des installations énergétiques ukrainiennes.

À l'approche du G20 prévu mi-novembre, il a affirmé jeudi, dans une conférence de presse conjointe à Kiev avec son homologue grecque Katerina Sakellaropoulouque, que l'Ukraine n'y participerait pas si le président russe Vladimir Poutine était présent.

Sur le terrain, les autorités séparatistes de l'est de l'Ukraine ont annoncé jeudi la libération de 107 soldats dans un nouvel échange avec Kiev, qui va récupérer de son côté le même nombre de prisonniers.

Nous ramenons 107 de nos combattants des geôles ukrainiennes, dont 65 viennent des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk, a affirmé sur Telegram l'un des principaux dirigeants des séparatistes prorusses, Denis Pouchiline.

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