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Mesure de la qualité de l’air dans Limoilou : pas de résultats avant 2023

Une usine de Québec dont les cheminées émettent une fumée blanche. La ville s'étend à l'horizon.

Reportage de Louise Boisvert.

Photo : Radio-Canada

La Ville de Québec repousse au printemps prochain la publication des résultats de la campagne d’échantillonnage en cours pour mesurer les contaminants dans l’air de Limoilou.

Ça prend un peu plus de temps que prévu, admet le maire Bruno Marchand.

L’été dernier, lors du dévoilement d’un nouveau partenariat avec l’administration portuaire de Québec et le ministère de l’Environnement, la Ville se montrait pourtant confiante de livrer le fruit des premières analyses dès l’automne.

Le maire Marchand en conférence de presse.

Le maire Marchand admet que la campagne d'échantillonnage dans Limoilou prend plus de temps que prévu.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Croteau-Langevin

Or, si un travail colossal a été effectué depuis pour installer huit stations de mesure en Basse-Ville, l’analyse en laboratoire ne produira pas les résultats espérés d’ici la fin de l’année.

« Plutôt que de soumettre un rapport incomplet, on préfère attendre et je pense que c’est la bonne décision. »

— Une citation de  Bruno Marchand, maire de Québec

Le maire ne regrette pas d’avoir fixé un échéancier aussi ambitieux dès le départ.

Si on n’est pas ambitieux, on se rend moins vite moins loin, tranche-t-il.

Trois mois d’échantillonnage

La campagne d’échantillonnage doit s’étirer du 14 octobre au 9 décembre. Au total, 7 stations sont situées dans le secteur de Limoilou. La 8e a été installée près du Vieux-Port.

Des échantillons d’air seront prélevés tous les deux jours. Un rapport technique doit être produit par une firme spécialisée indépendante au terme de la campagne.

Le maire Marchand réitère que des changements seront apportés si la présence de contaminants dépassant les seuils sécuritaires est confirmée.

C’est impossible de ne pas changer les choses si on trouve quelque chose qui ne va pas, promet-il. On parle ici de santé.

L’administration portuaire de Québec, souvent montrée du doigt pour son transbordement de produits en vrac à ciel ouvert, n’entend pas se défiler si la preuve est faite que ses installations contribuent à la pollution de l’air dans Limoilou.

Il n’y a pas d’hésitation de notre côté, c’est important d’être au rendez-vous, plaide le président-directeur général Mario Girard.

On se fait niaiser

Le chef de l’opposition officielle à l’Hôtel de Ville, Claude Villeneuve, accueille favorablement le déploiement de nouvelles stations de mesure de la qualité de l’air.

Il croit cependant que les résultats des analyses à venir ne peuvent se substituer à une étude beaucoup plus exhaustive lancée par la Direction de la santé publique (DSP) de la Capitale-Nationale en 2017.

Claude Villeneuve, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Québec.

Claude Villeneuve, chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada / Marc Andre Turgeon

L’initiative, baptisée Mon environnement, ma santé (MEMS), s’appuie sur une vaste campagne d’échantillonnage menée de 2018 à 2021, mais n’a toujours pas débouché sur un rapport final.

On se fait niaiser!, tonne Claude Villeneuve. On nous prend pour des caves!

Des conclusions préliminaires, obtenues par Radio-Canada le printemps dernier, laissent par exemple entrevoir que les résidents du Vieux-Limoilou respirent quatre fois plus de nickel que ceux du secteur Saint-Sacrement, en Haute-Ville.

Selon Claude Villeneuve, la population a le droit de connaître la composition de l’air qu’elle respire.

Il faut exiger la publication de ce rapport-là, tranche-t-il, rappelant au passage que la Ville de Québec a financé l’étude MEMS au coût de 400 000 $.

Marchand renvoie la balle à la DSP

De son côté, Bruno Marchand rappelle que l’étude MEMS demeure dans les mains de la Santé publique et qu’il n’a aucun pouvoir sur la publication des résultats.

Questionnée par Radio-Canada, la Direction de la santé publique (DSP )de la Capitale-Nationale promet maintenant de publier son rapport final en mars prochain, ce qui risque de coïncider avec le dévoilement des nouvelles analyses de la Ville de Québec.

Le maire Marchand assure que les deux processus demeurent indépendants et réitère sa confiance à l'endroit du travail de la Santé publique.

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