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Des Néo-Écossais militent pour une indexation du régime d’imposition

L'ombre d'une main pointe une ligne d'une déclaration de revenus qui apparaît sur un écran d'ordinateur.

L'indexation des paliers d'imposition a pour effet d'ajuster automatiquement les seuils de chaque palier en fonction du taux d'inflation.

Photo : iStock / Martine Doucet

La Presse canadienne

Des Néo-Écossais demandent au gouvernement de la province d'adopter un système d'indexation du régime d'imposition comme il en existe dans les autres provinces du pays, afin d'éviter que l'inflation ne propulse certains contribuables vers des paliers d'imposition plus élevés.

L'indexation des paliers d'imposition, comme cela se fait au niveau fédéral et dans toutes les autres provinces, à l'exception de l'Île-du-Prince-Édouard, a pour effet d'ajuster automatiquement les seuils de chaque niveau en fonction du taux d'inflation.

Résultat : les contribuables qui bénéficient de hausses salariales équivalentes à la hausse du coût de la vie ne sont pas pénalisés en passant à un taux d'imposition plus élevé.

En entrevue, mercredi, le responsable des politiques pour le chapitre néo-écossais de l'Association canadienne des personnes retraitées, Bill VanGorder, a qualifié d'inexcusable le fait que la province n'ajuste pas ses paliers d'imposition. La fiscalité, en Nouvelle-Écosse, doit être retravaillée, a-t-il dénoncé.

Selon M. VanGorder, percevoir des impôts sur le revenu des contribuables, sans ajuster les paliers, fait particulièrement mal aux retraités qui parviennent difficilement à tenir le coup face à la hausse fulgurante du coût de la vie.

Bill VanGorder parle dehors sous un arbre, à l'automne.

Bill VanGorder est porte-parole de CARP, l’Association canadienne des personnes retraitées.

Photo : CBC / Dave Laughlin

Les gens qui comptent sur des régimes de retraite indexés pourraient soudainement grimper de niveau d'imposition et voir leur taux augmenter. Du même coup, des retraités qui ont besoin de soutien du gouvernement pourraient perdre leur admissibilité.

La sécurité financière des aînés canadiens est notre priorité absolue , a martelé M. VanGorder.

Le gouvernement dit non

La veille, le ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse, Allan MacMaster, avait affirmé en entrevue que le gouvernement n'avait pas l'intention de procéder à des changements, bien qu'il dit comprendre les inquiétudes de certains citoyens.

C'est un enjeu et c'est pertinent de poser la question, a reconnu le ministre. Mais il y a un coût à cela, et en ce moment nous avons des budgets déficitaires alors que l'on tente de remettre le système de santé en bon état. C'est ça, notre priorité, en ce moment.

Allan MacMaster debout à l'Assemblée législative. Il est entouré de députés assis, qui l'applaudissent.

Allan MacMaster, ministre des Finances de la Nouvelle-Écosse, debout à l'Assemblée législative, présente le budget le 29 mars 2022. Le premier ministre Tim Houston est assis à sa gauche.

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

Un porte-parole du ministère des Finances, Andrew Preeper, a précisé par courriel que le coût estimé d'une indexation du régime d'imposition s'élèverait à environ 125 millions de dollars perdus en impôt pour 2022.

En réaction, Bill VanGorder a qualifié d'inquiétante la déclaration du ministre, et a ajouté qu'il préférerait voir la province redistribuer les fonds perçus, plutôt que d'encaisser des hausses d'impôt sur le revenu en raison de l'inflation.

Il s'agit concrètement d'une hausse d'impôt pour les Néo-Écossais et la décision de la province de ne rien faire ne maintient pas le statu quo, a-t-il renchéri.

Pas d’impact sur les riches

Philip Cross, chercheur associé au groupe de réflexion conservateur de l'Institut Fraser et ancien analyste économique en chef de Statistique Canada, souligne que ces changements de palier d'imposition affectent principalement les travailleurs à revenu modeste et les retraités, alors qu'ils n'ont à peu près pas d'impact sur les plus riches.

Il rappelle qu'il n'y a qu'un seul palier pour les plus riches, alors ils ne seront pas affectés.

Par contre, ceux dont les revenus dépendent du gouvernement seront inéquitablement pénalisés.

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