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La Première Nation Tseshaht réclame une compensation pour une autoroute sur ses terres

Un bout d'autoroute traversant la forêt.

Un tronçon d'environ 70 km de l'autoroute Pacific Rim, qui fait le lien entre les côtes est et ouest de l'île de Vancouver, traverse le territoire de la Première nation Tseshaht.

Photo : Radio-Canada / Maryse Zeidler/CBC

Radio-Canada

La Première Nation Tseshaht réclame une compensation financière du gouvernement fédéral pour avoir fait passer l'autoroute Pacifique Rim sur son territoire de l’île le de Vancouver.

L'autoroute 4 connecte l'est et l'ouest de l'île entre Qualicum Beach et Tofino sur 70 kilomètres. Le chef Ken Watt déplore que le gouvernement fédéral ait décidé de construire l'autoroute sur les terres de la Nation à la fin du 19e siècle sans consulter la communauté ni la dédommager.

Les Tseshaht demandent maintenant à être dédommagés pour l'usage de leur territoire par Ottawa.

Depuis 1890, nous avons de véritables enjeux et des incidents qui sont survenus le long de cette autoroute et nous avons partagé ces inquiétudes, mais le gouvernement fédéral l’a permis malgré notre opposition, affirme le chef Ken Watt.

Des revendications particulières

Ken Watt estime que cette revendication particulière est une occasion, pour le Canada, non seulement d'accepter la responsabilité de ses erreurs, mais aussi de compenser la Nation pour la perte des terres de réserve avec cette autoroute dont la popularité est croissante.

Les revendications particulières ont pour objet de réparer d'anciennes erreurs commises à l’égard des Premières Nations.

Affaires autochtones et du Nord Canada affirme avoir reçu la revendication et qu’elle sera examinée. Le gouvernement fédéral a trois ans pour déterminer s’il accepte cette revendication.

Travailler en collaboration pour résoudre des griefs historiques par le biais du processus de règlement des revendications particulières est primordial pour faire progresser la réconciliation au Canada, peut-on lire dans une réponse écrite du ministère.

Le chef élu de la Première Nation Tseshaht affirme que la Nation a fait connaître ses craintes quant aux effets de l'autoroute il y a longtemps, notamment en ce qui concerne l’augmentation de la pollution, le transport des déchets et les accidents de la route, qui affectent ses membres de manière disproportionnée.

Accord réclamé de la province

La Première Nation demande aussi de la province un accord pour l’usage futur de l’autoroute 4. Si nous mettions un péage là-bas et que nous facturions un dollar pour chaque personne qui passe, on serait plutôt bien lotis, précise Ken Watt.

À ce jour, nous n’avons pas d’accord avec le gouvernement de la Colombie-Britannique et nous n’avons jamais été dédommagés, ajoute-t-il.

Le ministère fédéral des Transports n'avait pas encore répondu à une demande de commentaire au moment de publier cet article.

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