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Secteur public : le front commun revendique des hausses supérieures à l’inflation

Des manifestants derrière une banderole où le terme « nous » est barré par la mention « d'une seule voix ».

Le front commun, formé de la CSQ, la CSN, la FTQ et l'APTS a présenté ses demandes au Conseil du Trésor, vendredi.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy-Roussel

La Presse canadienne

Le front commun intersyndical du secteur public revendique des augmentations de salaire supérieures à l'inflation, soit 2 %, 3 % et 4 % sur trois ans, en plus de l'équivalent de l'Indice des prix à la consommation (IPC).

Le front commun, qui est formé de la CSQ, de la CSN, de la FTQ et de l'APTS, a déposé ses demandes au Conseil du Trésor, vendredi matin à Québec, dans le cadre du processus visant à renouveler les conventions collectives des secteurs public et parapublic. Celles-ci viendront à échéance le 31 mars prochain.

Nuance toutefois : pour la première année, soit 2023, le front commun demande cette augmentation équivalant à l'IPC plus 2 %, ou bien une augmentation de 100 $ par semaine – selon la formule qui serait la plus avantageuse pour le salarié.

Le front commun souhaite aussi rendre permanent ce mécanisme lié à l'Indice des prix à la consommation, afin d'éviter la perte de pouvoir d'achat des travailleurs de l'État. Ainsi, chaque 1er avril, les taux de chaque échelle seraient indexés.

Pour justifier ses demandes, le front commun fait valoir que les réseaux de la santé et de l'éducation éprouvent des problèmes de recrutement, voire de rétention de leur personnel, et qu'il faut donc y améliorer les conditions de travail.

Nos conditions de travail et nos salaires, ce n'est plus tenable, s'est exclamé François Énault, premier vice-président de la CSN, lors d'une manifestation tenue pour appuyer ce dépôt des demandes syndicales.

Les « mercis » du premier ministre

Le président de la FTQ, Daniel Boyer, a fait référence aux nombreux remerciements adressés par le premier ministre François Legault aux travailleurs de l'État, au plus fort de la pandémie de la COVID-19.

C'était-y des mercis obligés? C'était-y des mercis temporaires? Monsieur Legault, on souhaite que vos mercis étaient sincères. Si vos mercis étaient sincères, ça va paraître à la table de négociation. Et c'est ce qu'on souhaite, a lancé M. Boyer, sous les applaudissements nourris de la foule de manifestants.

À ses côtés, le président de la CSQ, Éric Gingras, a déploré le fait que les employés de l'État se font toujours répondre que ce n'est pas le moment d'en demander autant, au nom de l'état des finances publiques ou de l'inflation ou de la gestion de la pandémie.

Le passé nous a démontré que quand l'État avait de l'argent, il n'en avait pas pour nous autres, mais pour redistribuer. Quand il y avait de l'inflation, il ne fallait pas trop nous donner d'augmentations, parce que ce n'était pas bon pour l'inflation. Et quand il y avait une récession, il ne fallait pas nous en donner [de l'argent], parce qu'il n'y en avait pas. Non, c'est assez, a lancé M. Gingras.

J'espère que François Legault et Sonia LeBel sont à l'écoute aujourd'hui, parce qu'on est venus leur livrer un message clair, un message puissant : nous, d'une seule voix, les 420 000 travailleuses et travailleurs du front commun, on va se battre, tant qu'il le faudra, pour l'avenir de nos réseaux publics, s'est exclamé Robert Comeau, président de l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS).

Le gouvernement du Québec déposera à son tour ses offres aux employés de l'État d'ici la fin de l'année.

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