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Allô mon Coco : des employés attendent d’être payés après la disparition de leur patron

Une affiche devant un Allô mon Coco!.

Le Allô mon Coco de Sherbrooke a fermé subitement.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Radio-Canada

Des employés et fournisseurs du Allô mon Coco de Sherbrooke déplorent ne pas avoir été payés à la suite de la fermeture subite du restaurant il y a quelques semaines.

Le franchisé de l’établissement situé à côté du Carrefour de l’Estrie, Hassan Khraibani, doit de l’argent à une trentaine d’employés et est introuvable.

On a fermé du jour au lendemain et on n’a pas eu vraiment de raison du pourquoi. Le restaurant fonctionnait bien à la base, rapporte une source confidentielle qui a travaillé pour le restaurant jusqu’à sa fermeture. 

Plusieurs collègues n’ont pas eu de paie pendant un mois, des paies ont rebondi dans des comptes. Beaucoup des employés aussi n’ont jamais reçu leur dernière paie, en fait la majorité des employés, ou ils ont eu une paie incomplète. On n’a pas de talon, mais il semble manquer des heures sur leur paie. On n’a pas reçu notre 4 % non plus. C’est une autre affaire. Nos paies de vacances ne rentraient pas à chaque année, donc ça représente beaucoup d’argent, ajoute-t-elle. 

Plusieurs sources confidentielles ont confirmé que des employés sont toujours en attente d’un chèque de la part de Hassan Khraibani. Certains d’entre eux ont tenté de lui écrire ou de contacter son frère, qui l’aidait à gérer le restaurant. 

Au début, on a réussi à les joindre, ils répondaient aux deux semaines, répondaient aux trois semaines. À moment donné, ils ont tout bloqué : plus de Facebook, plus de cellulaire, rien. [...] Il n’y avait plus aucun moyen de les joindre, c’est des personnes introuvables, injoignables.

Une citation de Source confidentielle 

Le directeur général de Fruits et légumes de l’Estrie, Benjamin Dumas, est aussi à la recherche de M. Khraibani pour des factures impayées.

J’ai simplement appelé au restaurant pour savoir ce qui se passe, "ça fait une semaine, deux semaines que tu n’as pas commandé chez nous", juste savoir s’il y avait un enjeu avec nous. Ensuite, on n’avait pas de nouvelles, donc on a contacté le propriétaire sur son cellulaire. C’est là qu’une petite lumière a allumé, car la ligne n’était plus accessible, raconte-t-il. 

Pour l’instant, c’est en attente. Ce n’est pas de très gros montants de notre côté, donc on n’est pas trop touchés par ça, mais on est en contact avec la chaîne pour la suite des choses, soutient-il. 

Radio-Canada a tenté de contacter Hassan Khraibani pour obtenir sa version des faits. À l’instar des autres parties impliquées dans le dossier, nous n’avons pas réussi à lui parler. 

Une salière et une poivrière dans un restaurant vide.

Des employés et fournisseurs du Allô mon Coco de Sherbrooke n’ont pas été payés à la suite de la fermeture subite du restaurant.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

Plainte possible 

Sans parler du cas du Allô mon Coco en particulier, l’avocat Mario Goulet conseille aux personnes vivant des difficultés de rémunération à faire une plainte à la CNESST. La commission fournit l’avocat, ils vont faire une réclamation avec un avis de paiement à l’employeur, et par la suite, ils vont intenter au nom des travailleurs un recours devant la Cour du Québec ou la Cour supérieure, selon le montant, et ils vont le faire gratuitement, souligne-t-il. 

Normalement, si la chaîne de franchiseur acquiert elle-même l’entreprise et que l’entreprise continue ses affaires, le Code du travail prévoit expressément que le nouvel employeur a les mêmes charges qu’avait l’employeur précédent à l’égard des employés. Le nouvel employeur sera à ce moment-là tenu de payer [...] s’il y a une continuité d’entreprise. Ça pourrait être différent en cas de faillite, précise-t-il. 

Le responsable des communications pour la Direction de la prévention-inspection - Centre-Sud à la CNESST, Yvon Grégoire, rappelle que les travailleurs disposent d’un an pour porter plainte en matière de normes du travail. 

Le groupe MTY, à qui appartient la bannière Allô mon Coco, prévoit rouvrir le restaurant d’ici les prochains jours.

Le groupe MTY n'a pas rappelé Radio-Canada, malgré de multiples demandes.

Avec les informations de Thomas Deshaies 

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