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Des infirmières albertaines demandent un nouveau modèle de facturation directe

Une infirmière qui tient un livre dans ses bras.

Il y aurait plus de 800 infirmières praticiennes en Alberta, d'après le NPAA.

Photo : iStock / nathaphat

Radio-Canada

L'Association des infirmières praticiennes de l'Alberta (NPAA) a demandé au gouvernement provincial, mercredi, de mettre en place un modèle de facturation directe pour ses membres, semblable à celui des médecins.

Actuellement, seuls les infirmières praticiennes et les médecins de famille sont autorisés à fournir des soins de santé de première ligne en Alberta, explique la NPAA. Les infirmières praticiennes peuvent notamment rédiger des ordonnances, demander des tests ou des examens cliniques et envoyer les patients vers d'autres spécialistes.

Or certaines infirmières praticiennes choisissent de ne pas pratiquer dans des réseaux de santé de première ligne en Alberta, car il n’existe pas de modèle de facturation pour celles-ci, déplore la NPAA.

Nous ne pouvons être rémunérées qu'en tant qu'employées d'une entreprise. Donc, nous sommes embauchées et payées par un réseau de soins primaires, explique la présidente de l'association, Susan Pendrergast.

De plus, la rémunération offerte pour les infirmières praticiennes ne reflète pas adéquatement leurs compétences, comme l'explique la présidente de la NPAA. Nous travaillons présentement dans un cadre restrictif avec un salaire qui minimise notre expérience, notre éducation et notre champ de compétence significatif, affirme-t-elle.

Une refonte du modèle de remboursement permettrait d’intégrer davantage d’infirmières praticiennes au réseau de santé de première ligne en offrant une rémunération plus équitable, estime Susan Prendergast.

Un modèle moins coûteux

La NPAA a déjà présenté une proposition de modèle de financement au gouvernement basé sur ceux en vigueur ailleurs au Canada ou aux États-Unis, comme le précise Susan Prendergast.

Selon elle, ce changement pourrait permettre aux infirmières praticiennes d'ouvrir leurs propres cliniques, afin de répondre à la demande de soins de première ligne.

Avec ce modèle, l’Alberta a [l'occasion] de bonifier de façon importante l’accès au système de santé de première ligne avec une réduction des coûts de 20 %, comparativement au modèle de paiement par service ou pour un médecin, ajoute Susan Prendergast.

La NPAA pense également que cela augmenterait l’accès aux soins dans les régions éloignées et rurales. Elle précise que plus de 800 infirmières praticiennes travaillent en Alberta.

Avec les informations de Marc-Antoine Leblanc

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