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Grande réflexion au sommet sur l’éducation autochtone à Uashat mak Mani-utenam

Des affiches avec des images et des mots en langue innue.

Toute la population innue est invitée à ce sommet afin de prendre part à la réflexion sur l'éducation autochtone. (Archives)

Photo : Radio-Canada / LAURENCE ROYER

Organisé par le conseil ITUM (Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam), ce sommet a pour objectif de réfléchir à l'avenir de l’éducation autochtone dans une perspective d’autodétermination. Il réunit des délégations autochtones de l’Atlantique et de l’Ontario.

Vicky Lelièvre, directrice de l'éducation pour ITUM, souligne que plusieurs consultations ont eu lieu au cours des dernières décennies mais qu’aucune activité d'une telle ampleur n'avait été organisée.

Des objets artisanaux autochtones sont disposés sur une table devant un écran sur lequel est projetée l'affiche promotionnelle du sommet.

Toute la population innue est invitée au sommet afin de prendre part à la réflexion sur l'éducation autochtone.

Photo : Radio-Canada / Aurélie Girard

Au sommet, on vient ramasser un peu tous les sujets dont on a discuté durant les dernières années. [...] On fait le bilan du chemin parcouru depuis 43 ans, explique-t-elle.

Des délégations autochtones de l’Atlantique et de l’Ontario participent à la rencontre afin de faire connaître leur modèle respectif et de transmettre les connaissances acquises au fil du temps et des négociations provinciales.

Ça va être très inspirant pour nous de regarder d’autres modèles et de s’en inspirer pour la suite des choses, ajoute Vicky Lelièvre.

À l'entrée de la salle de conférence, une grande tente autochtone appelée « shaputuan » a été installée.

Plus de 300 personnes sont attendues au cours de ces trois journées d'échanges.

Photo : Radio-Canada / Aurélie Girard

Les jalons d’une vision d’avenir

Directrice adjointe des services pédagogiques d'ITUM, Josée Thibeault souhaite que le Sommet en éducation puisse offrir une vision d'avenir et permette à la communauté de se sentir représentée par son système d'éducation.

« À quoi ils s'attendent pour leurs enfants et pour l'avenir de la communauté? »

— Une citation de  Josée Thibeault, directrice adjointe des services pédagogiques d'ITUM

Elle invite d'ailleurs les membres de Ushat mak Mani-utenam à se prononcer sur l'avenir de leur système d'éducation et à énoncer leurs attentes.

On espère que la population va prendre la parole pour nous dire ce qu'elle veut pour son système d'éducation, parce que c'est le système d'éducation de la communauté. C'est à eux de nous dire ce qu'ils attendent de ce système-là quand leurs enfants entrent dans nos écoles, ajoute-elle.

Le Sommet en éducation se déroule sous le thème du mukutakan, un outil traditionnel innu. Cet objet permet notamment de façonner les manches de haches, les raquettes et les outils de chasse.

Le mukutakan est utilisé comme symbole afin d’inviter la population de Uashat mak Mani-utenam à construire et à façonner son propre système d’éducation.

Au total, près de 300 personnes sont attendues au cours des trois journées de ce sommet, qui se déroule du 26 au 28 octobre.

Un lieu de transmission

La protection de la langue fait figure de proue parmi les angles d’attaque de la directrice du secteur de l'éducation d’ITUM, Vicky Lelièvre.

Notre langue maternelle est très secondaire dans les apprentissages, dans notre cursus scolaire. Donc, je pense qu’on a des réflexions profondes à faire sur la place que notre langue occupe dans l’enseignement, dans notre cursus et également au chapitre de la culture et de la connaissance de l’histoire, explique-t-elle.

Sommet en éducation pour les peuples innus

ÉMISSION ICI PREMIÈRE • Bonjour la Côte

Bonjour la côte, ICI Première.

Kenny Régis, conseiller au sein du conseil de bande et porteur du dossier de l’éducation, semble du même avis. C’est important de leur montrer [la langue], souligne-t-il.

Vicky Lelièvre et Kenny Régis s'entendent sur l’importance pour les communautés de se réapproprier la culture, les traditions et la langue. Ils souhaitent en fait que l’éducation serve cet objectif.

Mme Lelièvre ajoute finalement que les programmes éducatifs autochtones actuels doivent être mieux reconnus afin que les jeunes ne soient pas pénalisés s'ils fréquentent un établissement autochtone.

Ce sommet se déroule parallèlement à des négociations avec Ottawa et Québec en ce qui concerne le financement et l'organisation du réseau éducatif d'ITUM.

En juillet dernier, 22 communautés autochtones du Québec ont ratifié avec le fédéral une entente à laquelle Uashat mak Mani-utenam n’a pas adhéré.

ITUM tente plutôt de négocier sa propre entente avec le fédéral. L'organisation croit pouvoir établir un précédent pour toutes les communautés qui n’ont pas ratifié l’entente avec Ottawa plus tôt cet été.

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