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Vancouver adopte la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

Khelsiem, président du conseil de la Première Nation Squamish serre la main à un membre de la ville de Vancouver

Le 25 octobre, le conseil de la ville de Vancouver a adopté la déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Photo : Ville de Vancouver/Twitter

Le conseil municipal de Vancouver a adopté la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, faisant de la métropole britanno-colombienne l'une des premières villes du pays à l'adopter.

La motion en faveur de l'adoption a obtenu 10 des 11 voix au conseil, mardi.

En mars 2021, le conseil municipal de Vancouver a adopté à l'unanimité une motion visant à créer un groupe de travail sur la mise en place de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones en partenariat avec les Premières Nations Musqueam, Squamish et Tsleil-Waututh.

Le groupe de travail a produit un rapport formulant 79 recommandations, que le conseil municipal a pu étudier. Ces recommandations sont classées en quatre catégories :

  1. bien-être social, économique et culturel;
  2. fin du racisme systémique et de la discrimination spécifique des Autochtones;
  3. autodétermination et droit à l'autonomie gouvernementale;
  4. droits et titre des peuples autochtones.

Le groupe de travail recommande notamment d'assurer une meilleure représentation des communautés autochtones dans les différents conseils de la Ville, comme la commission des parcs, et d'encourager les élus municipaux à inclure les enseignements autochtones dans leur processus de prise de décisions.

Le groupe recommande en outre à la police de Vancouver de s'engager à intégrer les principes de la déclaration des Nations unies, ainsi que les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation du Canada et de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées dans ses pratiques, en consultation avec les Premières Nations locales.

L'importance de la collaboration, disent les Premières Nations

La ville de Vancouver collabore déjà avec les trois Premières Nations dont sa municipalité se trouve sur leurs territoires et pour le président du conseil de la Première Nation Squamish et coprésident du groupe de travail municipal sur la déclaration, Khelsiem, l’objectif est de faire de la coordination des décisions une pratique courante dans le travail de la Ville.

C'est aussi l'avis des représentants des deux autres Premières Nations. Le Chef Dennis Thomas, de la Première Nation Tsleil-Waututh, a qualifié cette journée d’historique.

« Il n'y a pas si longtemps, nos ancêtres se sont battus pour avoir des droits et se sentir bienvenus sur leurs propres territoires. C’est maintenant, en quelque sorte, rendu possible par un gouvernement municipal. C’est historique et juste. »

— Une citation de  Chef Dennis Thomas, Chef Première Nation Tsleil-Waututh

Pour le chef de la Première Nation Musqueam, Wayne Sparrow, l’aboutissement de ce rapport montre ce que le travail collaboratif peut produire.

Du côté de la ville, le maire sortant Kennedy Stewart dit avoir priorisé la réconciliation. Selon lui, Vancouver montre aujourd'hui la voie aux autres villes canadiennes.

Au cours de sa réunion de mardi, le conseil municipal a également adopté une motion visant à permettre au groupe de travail de continuer de travailler à la mise en place de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones au cours des six prochains mois.

Avec des informations de la Presse canadienne

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