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Un syndicat réclame le remplacement du ministre des Anciens Combattants

Le ministre fédéral des Anciens Combattants, Lawrence MacAulay.

Le ministre des Anciens Combattants, Lawrence MacAulay (archives)

Photo : The Canadian Press / DARRYL DYCK

Radio-Canada

Le Syndicat des employés des Anciens combattants (SEAC) souhaite voir le ministre actuel des Anciens Combattants, Lawrence MacAulay, quitter ses fonctions. Le syndicat demande au premier ministre Justin Trudeau de le remplacer puisque, à force de promesses non tenues, M. MacAulay a perdu leur confiance, disent-ils.

Sous la direction du ministre MacAulay, les problèmes n’ont fait qu’empirer pour nos anciens combattants, les vétérans et leurs familles, a laissé entendre le vice-président national du SEAC, Toufic El-Daher, lors de son passage à l’émission Les matins d’ici lundi.

Les délais de traitement des demandes d’indemnité ou d’invalidité des anciens combattants ont presque doublé sous la gouverne du ministre MacAulay, dénonce M. El-Daher.

Une affiche du ministère des Anciens Combattants à Saint-Jean-sur-Richelieu, au Québec.

Le ministère des Anciens Combattants a l’intention d’octroyer un contrat privé d’une valeur de 570 millions de dollars dans le cadre du Programme de réadaptation (archives).

Photo : La Presse canadienne / Pascal Marchand

Hormis les temps d’attente, les arrérages, la dotation en personnel et les charges de travail préoccupent aussi le syndicat.

Il n'y a pas vraiment de plan B : ils sont en mode réaction, ils vont tout de suite vers la privatisation, alors qu’on sait très bien qu’on a les ressources, à l’interne, pour vraiment venir en aide à nos anciens combattants, poursuit M. El-Daher.

Privatisation des services

Le ministère des Anciens Combattants a l’intention d’octroyer un contrat privé d’une valeur de 570 millions de dollars dans le cadre du Programme de réadaptation national, explique le vice-président national.

Cette privatisation des services l’inquiète au plus haut point.

Depuis 19 ans, j'ai assisté à la privatisation de nos programmes de soins, se remémore M. El-Daher. Ils nous avaient dit qu’on n’allait pas perdre un programme de soins de santé, mais en date d'aujourd’hui, 15 programmes qui s’occupent de nos anciens combattants et de leur famille sont privatisés à la Croix-Bleue.

« Je peux vous dire qu’il y a des problèmes épouvantables [...]. Les anciens combattants n’ont pas tous les services auxquels ils ont droit. C’est pour ça que ça nous inquiète. »

— Une citation de  Toufic El-Daher, vice-président national du SEAC

Parfois, j’ai l'impression que nos gestionnaires ont oublié de lire la mission d'Anciens Combattants Canada, qui consiste vraiment à offrir des services exceptionnels à nos anciens combattants, renchérit le vice-président.

Le SEAC a d’ailleurs organisé un rassemblement lundi devant le bureau de la députée d'Ottawa-Vanier et présidente du Conseil du Trésor, Mona Fortier, à Ottawa, pour faire entendre son message.

Des personnes manifestent devant le bureau de Mona Fortier.

Des membres du SEAC se sont réunis lundi midi devant le bureau de la présidente du Conseil du Trésor, Mona Fortier, à Ottawa, pour faire entendre son message.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Notre objectif, c’est de montrer à la population canadienne qu’on a à cœur les anciens combattants, les vétérans et leurs familles. On est un ministère de reconnaissance. Nos vétérans se sont battus pour nous, pour nous donner un pays libre et démocratique, insiste M. El-Daher, solidaire avec les anciens combattants et leurs familles.

Le vice-président de l’Alliance de la Fonction publique du Canada pour la région de la capitale nationale, Alex Silas, était lui aussi de la partie. Les travailleurs aux Anciens Combattants méritent un contrat équitable pour le travail qu’ils font afin de soutenir les anciens combattants dans notre pays, a-t-il lancé lors du rassemblement.

Motion adoptée à la majorité

Par voie de communiqué, la présidente nationale du SEAC, Virginia Vaillancourt, abonde dans ce sens.

Nous avons écrit au ministre trois fois depuis quatre mois pour demander qu’il tienne une réunion avec nous afin de discuter des inquiétudes des gestionnaires de cas au sujet du nouveau contrat de 570 millions de dollars et il a fait fi de nos demandes, indique-t-elle. Il est temps que ça change.

« Nous demandons au premier ministre de nommer un nouveau ministre. Les vétérans méritent mieux et le personnel d’Anciens Combattants Canada aussi. »

— Une citation de  Virginia Vaillancourt, présidente nationale du SEAC

Une motion a d’ailleurs été adoptée par des présidences de sections locales du syndicat lors d’une réunion organisée à l’échelle nationale en fin de semaine.

Quelqu’un doit répondre à nos inquiétudes légitimes au sujet des répercussions sur les vétérans et sur les personnes qui ont l’honneur de les servir, poursuit Mme Vaillancourt. Nous prenons cette mesure après mûre réflexion.

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