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École à trois vitesses : le MEQ assure s’attaquer au problème

Des jeunes de l'école secondaire Saint-Jean-Eudes jouent au basketball.

Des jeunes de l'école secondaire Saint-Jean-Eudes.

Photo : Radio-Canada

Le cabinet du ministère de l'Éducation assure « tout mettre en oeuvre » pour lutter contre les conséquences de l'école à trois vitesses. Au secondaire public, près de la moitié des élèves ne prend plus le chemin des classes dites « ordinaires », révélait mercredi une nouvelle étude de l'Institut de recherche et d'informations socioéconomiques (IRIS).

Nous mettons tout en œuvre pour rendre encore plus attrayantes nos écoles publiques, indique Audrey Noiseux, attachée de presse au cabinet du ministre de l'Éducation. Tout indique par ailleurs que ce sera l'un des ministères affecté par le remaniement ministériel d'aujourd'hui.

Le nombre d'élèves a bondi dans les programmes particuliers au public (sport-études ou arts-études, par exemple) selon l'étude de l'IRIS. Or, la majorité d'entre eux exigent une contribution financière parentale de 1200 $ en moyenne, mais qui peut aller jusqu'à 14 000 $. Le MEQ assure cependant avoir agi pour en atténuer l'impact sur les familles.

Depuis la rentrée 2022-2023, les frais de tous les programmes pédagogiques particuliers dans les écoles publiques secondaires sont assumés par les écoles, jusqu'à concurrence de 200 $, fait valoir Mme Noiseux.

Ces programmes sont également nombreux à exiger un bon dossier scolaire et des tests d'admission, ce sur quoi le MEQ assure aussi travailler.

Nous avons aussi annoncé notre intention d’amorcer un déploiement progressif de PPP à partir de la rentrée 2023-24, explique Mme Noiseux, de manière à ce que toutes les écoles secondaires publiques offrent, à terme, une option non sélective aux élèves qui les fréquentent.

Josée Scalabrini, en studio

Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ

Photo : Radio-Canada / Alice Chiche

Des classes ordinaires qui sont tout sauf… ordinaires

La fédération autonome de l’enseignement (FAE) se dit inquiète pour le personnel scolaire et pour les élèves les plus vulnérables, à la lumière de ce qu'a constaté l'IRIS.

Le ministère de l’Éducation sait depuis longtemps que les jeunes en difficulté ou issus d’un contexte socioéconomique défavorisé réussissent moins bien lorsqu’ils sont tous regroupés dans les mêmes classes, affirme Mélanie Hubert, présidente de la FAE. Ils perdent l’effet de stimulation que les bons élèves entraînent dans la classe pour rehausser le niveau et le travail d’enseignement est complexifié.

Même son de cloche à la Fédération des syndicats de l'enseignement (FSE-CSQ) : Avec l’école à trois vitesses, la classe ordinaire n’a plus rien d’ordinaire au Québec, déplore sa présidente Josée Scalabrini.

Par le passé, les profs pouvaient avoir deux ou trois élèves en difficulté dans leur classe, mais maintenant, ce n’est pas rare que ce soit 50 % du groupe. Et plus souvent qu’autrement, déplore-t-elle, les services ne suivent pas.

On n’est pas contre les projets pédagogiques particuliers, mais ça doit être fait intelligemment pour qu’ils n'amplifient pas la ségrégation scolaire comme c’est le cas présentement.

Une citation de Josée Scalabrini, présidente de la FSE-CSQ

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