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Le syndicat des cols bleus de Montréal retire la statue de Jean Lapierre

La statue de Jean Lapierre.

Avec le retrait du buste de Jean Lapierre, les cols bleus disent vouloir démontrer qu'ils forment une organisation renouvelée.

Photo : Google Maps

La Presse canadienne

Le Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal a retiré mercredi après-midi la statue de Jean Lapierre, ancien président du syndicat, qui était érigée devant leur édifice sur la rue Papineau, disant poser ainsi un « geste historique ».

L'histoire du 301 n'est pas l'histoire d'un seul homme, indique un communiqué diffusé par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui chapeaute le syndicat des cols bleus (unité locale 301).

Le syndicat poursuit en disant qu'il s'agit de l'histoire de milliers de salariés de la Ville de Montréal qui se sont tenus debout pour de meilleures conditions de travail.

Dans un monde où les inégalités ne cessent de croître, nous exécutons ce geste fort pour rappeler que nous sommes l'ami du peuple et que l'on veut un projet de société qui a à cœur l'intérêt de tous et toutes, déclare le président du syndicat, Luc Bisson.

Jean Lapierre a été à la tête du syndicat montréalais dans les années 1980 et 1990, une période marquée par de nombreux affrontements avec les administrations municipales successives, des grèves et des actes de sabotage.

Le buste du populaire et coloré président, avec le poing levé, avait été érigé en 2003 à la suite de sa retraite.

La tutelle

Plus récemment, le syndicat a été sous tutelle du conseil exécutif du SCFP de mai 2017 à décembre 2020.

Avec l'action fort symbolique du retrait du buste de Jean Lapierre, le syndicat des cols bleus a dit mercredi vouloir lancer le message que depuis la mise en tutelle, il incarne un mouvement renouvelé.

Nous voulons redéfinir l'image publique du 301. Nous allons démontrer que nous sommes un syndicat mobilisé pour les membres, mais aussi nous voulons faire une différence pour l'ensemble des travailleuses et travailleurs, a affirmé le président.

M. Bisson a ajouté que l'organisation prendrait le temps de réfléchir collectivement sur la façon de disposer de la statue. On ne peut pas effacer l'histoire, mais on peut en parler différemment, soutient-il dans le communiqué.

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