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Parcs éoliens de la nation de Sipekne’katik : des membres veulent plus de détails

Dorene Bernard entourée d'arbres.

Dorene Bernard est l'une des membres de la Première Nation de Sipekne'katik qui veut en savoir plus sur la façon dont les profits des projets de parcs éoliens seront partagés avec sa communauté.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Radio-Canada

Certains membres de la Première Nation de Sipekne'katik veulent interrompre deux projets de parcs éoliens pour laisser le temps à plus de consultations sur la gestion des revenus potentiels et sur l'impact de l'habitat de l'orignal continental de la Nouvelle-Écosse.

Je pense que nous devons ramener le projet à la communauté, affirme Dorene Bernard, qui est membre de la Première Nation.

Elle s'interroge sur la transparence autour du financement des projets. La Première Nation de Sipekne'katik a obtenu en août le plus gros contrat d'énergie éolienne jamais octroyé en Nouvelle-Écosse.

Cinq projets appartenant majoritairement à des Mi'kmaq ont été sélectionnés pour un contrat d'achat d'électricité de 25 ans avec Nova Scotia Power.

Ces projets devraient fournir 372 mégawatts d'électricité, soit environ 12 % de la demande totale de la province.

La Première Nation de Sipekne'katik s'est associée à Elemental Energy, une entreprise basée à Vancouver, pour des parcs éoliens proposés à Higgins Mountain, dans le comté de Cumberland, et à Wedgeport, dans le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

Dorene Bernard et deux autres femmes de la Première Nation de Sipekne'katik, Cheryl Maloney et Carole Howe, ont publié un communiqué de presse exigeant une comptabilité des revenus projetés de tout futur accord d'achat d'électricité.

Elles croient qu'aucun accord d'achat d'électricité ne devrait être signé avant que le financement ne soit expliqué à la communauté.

Nous espérons qu'ils reporteront la signature de tout accord, dit Dorene Bernard.

Nous devrions être en mesure de dire si nous pensons que ce sera profitable pour notre communauté.

Les trois femmes soutiennent que les administrateurs de la Première Nation de Sipekne'katik ont dit que les accords d'achat d'électricité généreraient 5 millions $ sur 25 ans, soit environ 200 000 $ par an pour la Première Nation.

Nous attendons toujours des informations sur les offres qui ont été soumises, l'accord de partenariat, l'accord d'impact et la valeur des projets, indique le communiqué.

Les dirigeants de la Première Nation de Sipekne'katik, y compris le chef, Mike Sack, n'ont pas répondu à CBC News.

Un bâtiment de la nation en automne.

La Première Nation de Sipekne'katik arrive deuxième parmi les plus grandes communautés mi'kmaw de la Nouvelle-Écosse.

Photo : Radio-Canada / Robert Short

Les cinq projets gagnants en Nouvelle-Écosse se sont partagé 125 millions de dollars du programme Smart Renewables, de Ressources naturelles Canada.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé le financement en juillet lors d'un événement en Nouvelle-Écosse avec le représentant de la province au cabinet fédéral, Sean Fraser, et le chef Sydney Peters de la bande Glooscap. Glooscap était l'un des promoteurs retenus.

Ressources naturelles Canada n'a pas expliqué comment les 125 millions $ seront partagés entre les bandes de la Nouvelle-Écosse.

Les détails de ces accords ne sont pas ouverts à la divulgation en raison de la confidentialité commerciale, a déclaré le mois dernier le porte-parole ministériel Keean Nembhard.

CBC News a demandé à Elemental Energy des informations sur la relation d'affaires avec Sipekne'katik, y compris la répartition des capitaux propres entre eux, combien d'argent le groupe devrait mettre en place pour les projets et l'état des accords d'achat d'électricité.

L'entreprise n'a pas répondu.

Femelle orignal mangeant sur le bord d'une route.

Une femelle orignal en forêt.

Photo : Radio-Canada / Luc Paradis

Dorene Bernard dit que ses préoccupations vont au-delà de l’argent.

Chaque fois qu'il y a de bonnes nouvelles, elles doivent être partagées avec la communauté, dit-elle.

Je suis vraiment pour le développement éolien, mais je ne crois pas que ça devrait se faire à Higgins Mountain, qui est un habitat pour les orignaux continentaux en voie de disparition. Vous savez, nous ne pouvons pas soutenir ça.

Avec les informations de Paul Withers, de CBC News

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